Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Lorsque j’étais un enfant, dès que possible au printemps, nous aimions descendre jouer dans les torrents, et y construire à travers le courant un havre si bien nommé à l’aide de pierres érigées en barrage. Dans nos esprits, le visage aux cheveux châtains...
Lire la suiteSi je parle pas des Syriens et des Égyptiens aujourd'hui, alors, par mon silence, je serai complice. Accusé-Réception de la mort du Père du Peuple C’est vers la coupe des fleurs, à l’ombre, Qu’est mort le jardinier : Des générations de fleurs lui devaient...
Lire la suiteDans ces contrées, Saison forte après l’autre La forme des prés a été Moulée à la louche du vent Ficelant les branches en turbans Tandis que là, Les mille pages du bocage, Décameron rural, Passent en revue Un vague sentiment de déjà-vu Un peu plus loin,...
Lire la suiteAutrement perdre son chemin, Autrement tremper son pain, Reprendre encore un autre train S’inventer plus de lendemains. Tout le temps Faire le bohémien. Tout le temps Le même refrain : Les crépitements de l’exil Ce n’est plus affaire de lointains, C’est...
Lire la suiteLe jour s’est blessé en naissant, s’est coupé au muret. Il laisse sur la pierre un filet d’ocre plus clair, en garance. Il séchera quand les fleurs s’ouvriront, que les fêlures S’offriront comme dernier refuge aux lézards brûlants Ainsi que dans les arènes...
Lire la suite1 — Trouver un paysage, ne serait-ce qu’un fragment d’horizon dont je n’ai ni soupçon ni souvenir d’en avoir un jour tiré un croquis. Le passer au soleil pour faire mentir la rengaine. 2 — Secouer ce sombre lien qui se penche de moi vers moi se regardant...
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Lire la suiteLa faille, Portail entre les fûts élégants Serpent glissant au couvre‐feu Dans l’azur en braises Et vaille, Que vaille pour ouvrir les falaises Vapeur et brumes lentement Mélangent le vent à leurs jeux. Broussailles Ergots d’épines et chatons bleus Sentine...
Lire la suiteJe suis femme de marin sur le vieux port Et quand je regarde tomber les étoiles Je sais bien que ce soir je rentrerai seule « On » me dit que ce n’est qu’un amuse-gueule Que la mort me bouffera jusqu’à la moelle « On » dit vraiment n’importe quoi et «...
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