Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Je suis un regardeur de torrent Ce qu’en disent, en font les gens Ne me regarde pas, je ne le regarde pas Tant que ce n’est pas devenu torrent. Si d’aventure ça devenait torrent Avec ce qu’on en dit, en fait, ça filerait Vite avec le ventre des truites...
Lire la suiteVeuillez excuser ce suspens de la poésie. Comme le désert et la pensée de Norge, les déserts n’ont rien de ces parfums et couleurs des fleurs de la poésie. Alors les déserts pensent. Et en ces jours, il n’y a que le choix entre les élégies, les klagen,...
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Image de Luc Berauter (http://www.bersauter.com/ sur facebook) Tu les sens, tu les vois : monter, aller, venir. Rêvant de nous, les yeux brûlés, rouges-gorges Me sifflotant les jours où ceux-là me savaient Me parlaient, m’écoutaient monter, aller, venir...
Lire la suiteNous n’en avons pas encore fini avec la neige En attendant, tiens-toi droit, dis bonjour à la nuit. Tu ignores quelles confidences s’y cachent Elle sait du matin du soir qui est crépuscule La nuit a soudé en ombres les chats et la neige À chaque changement...
Lire la suiteChanson pour tous les exilés d'Irak. Le long du fleuve, assis près des ponts, Nous pleurons, pensant à la maison. Nos guitares et nos cœurs accrochés Comme pendus aux arbres d’à côté Et là, ils nous ont dit : chantez, grillons Chantez, pour embellir les...
Lire la suiteMon père quand il est arrivé à mon âge, Fumait entouré de langes et de babillages. Ses garçonnets ont blanchi, grands-pères, Et les fillettes, à la table des grands-mères Gardent serrés dans leurs oublis, les mystères Du père, quand il en était à mon...
Lire la suiteLes vignes de chez nous, dès novembre, Sont comme les épouses qui avaient goûté au soldat teuton : Tondues, et le téton honteux. Il a tant plu sur elles Plu des rages haineuses pour que l’attention ne les quitte pas Tandis qu’un enrôlé sans choix avait...
Lire la suiteSur le mur un portait d’Andy Warhol rince les dents jaunes de la guerre et de l’enfer. Au fond de mon bol de café, je cherche que faire. Tirer les rideaux ? Ouvrir le jour en laissant entrer les artistes : « Monsieur le comte matin sur cour et son vélomoteur...
Lire la suiteC’est un vrai palais de plaisir palatal, hurlé avec grand soin Le cor de Roland baillant les voyelles d’Arthur, au moins : Ces sous-entendus maculés d’entredits fortissimo Dans les lacis corsetés en toisons fauves des mots Meringués, peaufinés, gratinés,...
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