Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Après le néolithique, les pierres pensaient Enfin être tranquilles. C'était sans compter Avec cette invention nommée « maison ». Il leur fallut donc inventer la ruine, Pour retrouver la caillasse, Et appeler les arbres à la rescousse Pour cacher la caillasse....
Lire la suiteTout ce temps, ces années de sablier : Pour vivre, il faut piano s’assoupir Sous le catafalque, déjà déplié. On ne sent pas les fruits pourrir. Marche par marche, les escaliers Toujours en place, la rampe écaillée, Bouffent le ciel, rognent l’enfer On...
Lire la suiteAvec la plèvre déchirée par la moindre brise, Une toux de marchandage Vient nous ouvrir le chemin Venue d’un ciel si gris alors que le bleu est de mise, Clepsydre et romarin Regardent brunir le fourrage Le beau est sous scellé durant la crise : Je voudrais...
Lire la suiteDès que j’aurai du temps, je suerai aux ciseaux Au burin, aux fers pour laisser des escaliers Surgir de la masse de nos marchandages, Après : fignoler des moteurs aux oiseaux, Ouvrir des portes à chaque nouveau palier, Transformer l’inconnu en dernier...
Lire la suiteBelle ? Sûr ! Elle était belle ! Habillée de suppliques, elle avait la candeur d’une route nationale bordée de platanes, puis plus loin que le regard, les échancrures de son coton annonçaient un village, une place, deux parasols, une table en fer forgé...
Lire la suiteDes lanternes sont prises pour jouet par le vent, Éclairant, dans leurs danses, des ombres surprises Pelotonnées dans un coin, tandis qu’arrive Le temps des visites. C’est l’instant, trop long, où les femmes s’habillent De ces songes les pressant à se...
Lire la suite(©l e b A b e l, Cie du Talon Rouge) À quelques minutes du Camp de Natzweiler, À la porte de l'Hôpital où furent amenées les dépouilles chaudes de 87 hommes, Ex-Anonymes Matricules Rayures Disparues Dans la nuit et le brouillard, Bonjour. Bonjour, Menahem...
Lire la suitePuisque tant d’horizons viennent charger La longue langue grise des rues léchant Nos gencives en briques surmontées De diamants prêts à mordre les nuages Faute de pouvoir tonner la rage… Près des ponts aux longues rêveries, volutes lourdes, Avec les feuilles...
Lire la suiteLe 2 février d’il y a 38 ans, un homme a plongé neuf fois une lame dans la chair de Louise Hélène France. L'épouse de Julos Beaucarne, mère avec lui père de de deux enfants Il en a dit cela : http://www.youtube.com/watch?v=_E1HbACfWNo Et, aujourd’hui,...
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