Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Les accroche-cœurs, chevelures couchées immobiles, Griffures vertes parmi les néons des autoroutes, Toutes ces lumières qui passent et partent idem Puis se décoiffent en gerbes irisées d’huiles froides Grises comme un hijab humide dodelinant dans la foule....
Lire la suiteL'horloge dentelle le pourtour, Des silences saccadés dans la nuit : Vanilles pointillées de désir, Il pleut Tantôt l'oiseau de la cour Picotera le grillage du matin Tictaquant sur le lit cage : Il pleut Sur l'ourlet replié en corne D'un corsage orné...
Lire la suite------------------------------------------------------------------------------------------ j'ai mis du bois à craquer dans le silence du feu qui s'est mis à me parler de la flamme j'ai mis du feu à brûler dans le silence du soir qui s'est mis à me parler...
Lire la suiteIl n’y a rien. Ce n’est rien. Trois fois rien. Je n’ai rien, mais que du rien, à dire. Un quelque chose façon chiffons, Cendré et terne me sert de décor Il n’y a rien. Ce n’est rien. Trois fois rien. La pluie goutte crème et beige Sueur sur le toupet...
Lire la suiteJ’ai mon dictionnaire de rimes, si besoin. Mais je n’en ai pas besoin : il me faudrait tout d’abord écrire. Je n’ai rien qui descende de la tête au doigt. Pas de ruisseaux d’automne qui détrempe les prairies et les cheveux, qui force la première putréfaction...
Lire la suiteC’était un moment délicat. Il fallait soulever les calcaires en bordure du jardin pour voir les cloportes les uns tomber, d’autres s’enfuir, d’autres se rouler en pangolins humides. Les voir m’évoquait les tribolites ou trilobites du livre de la Préhistoire...
Lire la suiteTout va tant au repos que nul Ne peut d’un bruissement des lèvres dire Vers quelle canopée le murmure des bâtis s’élance Chacun couronné de son arbre des possibles Tel que jadis un Auguste de lauriers tel qu’ici un clown Sa perruque rousse en guise de...
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