Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Messaline de kaolin Mezzanine de carreaux fins Tu guettes du bout des yeux La tache noire, son ombre Sur le damier des tommettes Surprise par tes frissons Les yeux perdus dans le vague Front ridé comme ton jupon Quand les amours perdues S’en vont bien...
Lire la suite
Encre conjointe avec Anne Lenotte, cliquez sur l'image pour mieux la voir.
Lire la suiteLes accroche-cœurs, chevelures couchées immobiles, Griffures vertes parmi les néons des autoroutes, Toutes ces lumières qui passent et partent idem Puis se décoiffent en gerbes irisées d’huiles froides Grises comme un hijab humide dodelinant dans la foule....
Lire la suite
© Luc Bersauter Voir toute la série sur https://www.facebook.com/media/set/?set=a.337148326370847.78493.139166146169067&type=3 Notre-Dame des petits clochers Poches à douille des idées Sœurs cornette à frites : Turlututu et château d’eau ! Notre drame...
Lire la suiteCes jours-ci la nuit est fragile Époumonée Papier de soie Le moindre clou de lumière Le vert d’une diode La déchire Pourtant il faudrait Bien accrocher la lune On a le temps ! Idem, les ombres n’ont rien d’immense À leur nadir Vagues en flou Dentelées...
Lire la suiteÉtranges sont ces durées félines Tournant sur la pointe des secondes Tenant des heures sur les hallebardes De leurs talons hauts, vespérales Étrangement feutrées, quasi feulées Tous leurs entrechats sont gris Autant que les regards immobiles Les reins...
Lire la suiteElle dit, elle, elle dit : « dis… » Entends ! Les oiseaux chantonnent Tout près à travers des bouquets de pluie Nulle emprise Le ciel, lézardé, tu l’as vu ? Plein de rondes chevelures, Vieilles tignasses du jour, grises blanches, Tout au bout là-bas au...
Lire la suiteMadame l’Existence, Conformément aux émotions, et, hasards de la vie, aux convertibles convenances, aux bons sentiments vernis, Nous avons enfumé l’arrière-salle des immeubles aveugles : nos brumes, sur leurs façades, donneront aux lampadaires une prestance...
Lire la suiteTête à poux, nez de son père, crâne dur ou pas C’est la peur du noir, pendant des jours. Elle dure plus que longtemps, les soirs d’enfant : Seule la voilure d’une mère, dans son odeur, Contre son souffle, à la cadence de son cœur Les drape jusqu’au raccourci...
Lire la suiteDescendre dans le ventre de la ville. Là où ça débite, ça tranche, ça étale, ça coupe, ça gouaille, Là où ça va, bah faut bien faire aller. Renifler les cartons des viscères dans l’allée Montrer les crocs aux chiens passant trop près De la carcasse du...
Lire la suite