Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
La Cigale, ayant chanté (Vous savez quoi, mais silence Il paraît que la SACEM y pense) Considéra comme insolence Que la baise fut venue : Pas un seul petit cachet On l’a vue qui cravachait À en perdre la santé Parce que partout la Région Lui avait fait...
Lire la suiteL’arbre est une stripteaseuse si clairvoyante Qu’il effeuille son corset d’or, lamé après lamé Dès le premier froid venu, dès la fin des chaleurs Sous une lumière rouge perforant dans la buée Puis il se dresse, nu, les bras levés pour les temps de gel....
Lire la suiteÇa gît au fond de tes fontaines, Se mélange à ton ombre, — Subtile fumée — Ça te retient, épine brisée Dans tes replis si tu veux le croiser : Chimère et douleur. Qui n’a, chez soi, ses dragons, Tâtonnant du bout d’un œil rouge, Attendant acérés au tournant...
Lire la suiteEnrobée de plissements blancs, ivoire et crème, Posée dans le vert d’un étang de feuillages mouvant sous le vent Elle repose, pose ingénue, les bras en forme de mode, Le torse à demi-couvert, à demi-découvert Et sur son ventre sans respir l’oeillet rouge...
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Dieu ne rêve plus aux hommes : Ici, dans les appartements, Nos fourbis trouvent maintenant La douce confrérie, le désordre De nos avenirs Le Paradis se plaît les imaginant. Ils ne frémissent pas plus qu’ils Ne ressentent. Ils ont des couleurs. Ils vont...
Lire la suiteSpirale de cerfs-volants : Goélands Vus dans le sextant, À votre reflux, j’irai à mon rang — Sterne — De rocs en roches, tour à tour Écorchant — Lanterne — L’écho sur les parois, ombreuses De peur de tomber Tomber comme pierre De vertige, en rythmes syncopés…...
Lire la suiteMa mère a de beaux cheveux noirs Remplis de rêves éveillés Ils sont tout pleins d’histoires La nuit quand j’ai peur du noir Je mets ma tête dans son cou Pour sentir son parfum tout doux Elle dit : « les méchants, c’est pas nous. Nos baisers, voilà nos...
Lire la suiteTous les continents cachés de plus en plus sous la laine ont été déflorés par l’été. Que reste-t-il d’inédit ? Chaque cheveu de Vénus a été compté, filé, chanté. Puis copié et revendu en séries limitées. Pour toute rentrée, la mise à jour n’est que le...
Lire la suiteL’automne s’annonce, fin de règne du jour en vue et rien de nouveau sous le soleil qui décline. Fin des vacances, nous n’avons plus l’excuse de la récréation. Or, sombre or, voici que les rues remplies d’écoliers annoncent le retour de son empire. Tout...
Lire la suiteJe lègue mon corps, morceaux par morceaux, À l’indifférence générale. Mes pages glanées s’offrent aux corbeaux. Des vendangeurs sur les coteaux Trient les feuilles et les grappes, Pour nous porter sous la presse, Laissant, en guise de vigne, Des marges,...
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