Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
J'aurais rêvé de finir dans Un très grand lit de mer morte Avec des dunes de draps blancs J'aurais compté du bout des doigts Les rires jaillissants du vin Sous le parc avant la pluie Tous mes jours seraient fredonnés La faucheuse de l'ennui Ni colombine...
Lire la suiteÀ force de tout remettre en ordre Vous me donnez du fil à retordre. Je suis l’araignée de votre plafond, Le petit vélo de vos illusions... Je fais ma Pénélope dans la cour. Dans mes rouleaux de soie, cacher vos jours. C’est mon travail jusqu’à nouvel...
Lire la suite(ULTIMA NECAT) Ce n’est pas vraiment une douleur De tirer les heures pour éviter qu’elles Ne partent d’elles-même, en nous plaquant Comme le huitième d’un demi de mêlée. Et pourtant ! On a tout fait au parc de ce qui était prévu On a même tenté l’improbable,...
Lire la suiteLe pasteur plus bas sur la grand-route A resserré d’une main son col Petite marque à la plume noire Corneille sur la bible des carrés verts débraillée pleine de déliés au vent Le pasteur tout droit est resté debout A resserré d’une main son col Patte...
Lire la suite(…) Chap. III. Us et coutumes Art. 2. Le pidgin vernaculaire a) le « verlan » • Le langage du jeune périurbain est un sabir hétéromorphe dont la composante archaïque est la locution « en verlan ». En ce mode langagier, par exemple, nul ne dit : « La Jeanine...
Lire la suite(version briquée ce matin. Je ne sais pourquoi ce poème me semble d'actualité. Peut-être le savez-vous ?) C’est tout comme une envie lancinante. Un gros mot à dire que personne n’ose avouer qu’il le dit. Dans le noir. Mais que chacun accuse son voisin...
Lire la suiteTu Seras ton nom vivant Chuchoté par les torrents Murmuré au creux du vent Colporté de nuage en nuage Dans le fer forgé des tombeaux Dressés comme berceaux en cage Au temps de nos fermages Feulés par les brins d’herbe Chair devenue verbe Tu Seras ton...
Lire la suiteLes mânes des ânes morts Sous les coups et le bât Remontent le sentier Abordent les voies de fait Sous les lauriers Une meute de chiens Devenue craie et rocs Revêt le cri du vent Affole les passages Dans les vignes Les mânes des ânes morts Approchent...
Lire la suiteElle suintait l'amour aveugle. Alors lui voulait la lire en braille. Au nom de l'amour, pas sur le pouce. Mais elle avait comme de naissance la très douce connaissance des hommes sur le bout des doigts vivant de l'amour à la va-comme-je-te-pousse. Ils...
Lire la suiteÀ chacun ses Riches Heures, Monsieur le Duc de Berry. Les vôtres ont le bleu velouté des brocards de haute cour, Mais les miennes ont de simples cieux aux seins lourds : Grumeaux de poussière dans l’œil des anges. Les vôtres de Riches Heures vont de mois...
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