Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Les paysans gravent dans la terre les failles des vents, entre l’émail des pierres La forêt avance sa bouche aux dents vertes et à l’haleine de légendes À la cime des arbres, les averses d’août confondent brumes et nuages Les vallons se sont parés de...
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Dans l’eau mi-jade mi-émeraude, l’ombre étend sa chevelure rousse Les aubes du moulin transpirent et poussent des soupirs de mousse La pierre, du chemin aux façades, fait front et refuse l’assaut du soleil Les badauds préfèrent le vif des affiches, évitant...
Lire la suiteLe ruisseau bruyant ne devient au soleil qu’un filet d’eau Un boiteux danse syncopé au rythme de son pied bot Les premières araignées cherchent le ponton de leurs amarres La terre brûlée par le gel cicatrise ses gerçures et ses escarres Je ne me souviens...
Lire la suite"Un gogyōka ( « poème de cinq lignes ») est une forme de poésie japonaise créée par Enta Kusakabe dans les années 1950 afin de se libérer des contraintes imposées par la composition du tanka. Contrairement au tanka, le gogyōka ne requiert pas un nombre...
Lire la suiteSoyez prudentes jeunes filles Dans ces courtes nuits d’été dormez Les yeux fermés des rideaux blancs Voletant jusqu’à vous allongées En prévision des nuits de fer De froid et de volets clos Ils drapent la sueur de vos rêves D’un suaire de brumes, tulle...
Lire la suiteLe ciel est un bout de toile trop vieux Il en est tout mité avec plein de trous Et on appelle ça : les étoiles. Après la fin de l’après-midi, à la brune Quand la lumière est de plus en plus rousse L’horizon se fait trop petit : la nuit déborde. Et voilà...
Lire la suiteHurlez donc les vents dans les genêts en pots Allez les averses, roulez vous dans le gras des rues Rouillez donc les fleurs communiantes du mois de Marie, Dans l’arrière-goût amer qu’ont les lauriers des victoires Colifichets sans saveur, sabre d’opérette,...
Lire la suiteQuelque chose pour défier l’indifférence (Chacun de nous a le goût des rêves Auxquels il renonce en les offrant à la criée) Quelque chose pour étonner les habitudes (Toutes les toiles cirées de nos agendas Se gardent de l’éclat du neuf qu’ont les linceuls)...
Lire la suiteMagouilleur margoulin mesquin et cupide À demi choléra à demi peste Homo humain, toujours habilis dit sapiens On n’y peut rien, faut faire avec Homme on est, homme on reste Main aux fesses fesses à l’air Pour ces choses, on est lestes Homo humain, ex...
Lire la suiteDésosser une carcasse de murs cuite au soleil suppose, primo, une aile de papillon quelque part, mais au loin. L’important consiste à déclencher en temps et en heure les trompettes de Jéricho (Livre de Josué, chapitre 6, verset 2). Par une honorable contrefaçon,...
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