Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Dans cette société on ne peut plus marchande Quand il n’y aurait plus de soleil en rayon Qu’il manquerait d’oiseaux dans les réserves, Il nous restera en poire pour la soif, un bon Un bon de commande pour qu’on nous serve, Un monde où nul ne serve ni...
Lire la suiteFlash en rafales dans les pupilles Trop de lumière nuit — Cris en crescendo dans les familles Trop d’accalmies ennuient — Quand j’ai acheté du jasmin en fleur Je ne savais rien de sa puissance Dans le jeu des odeurs domestiques, Toutes sont venues prêter...
Lire la suiteIl y a de quoi faire. Las Vegas peut très vite changer. Imagine, imagine un instant Qu’on te donne un désert Et vas-y, bats les cartes Mais arrange-toi pour qu’au final il y ait de l’asphalte dans le sable blanc De quoi nourrir le GPS Vers une grande...
Lire la suiteNon, vraiment, ne cherche pas à comprendre. C’est comme un rendez-vous que j’ai avec elle, Mais qu’elle ignore au point de ne pas s’en douter. J’ai horreur du bruit : ça ne raconte pas, le bruit. Ça pose des taches d’huile de moteur dans le silence. Il...
Lire la suiteSur l’air de « la Bohème » de C. Aznavour Je vous parle d'un temps Que les moins de vingt ans Ne peuvent pas connaître Les annonces en ce temps-là Proposaient leurs appâts Jusque sous nos fenêtres On se croyait vernis Dès que sortis du nid Sans bosser...
Lire la suiteAh tiens, ça fait combien déjà ? Ah tiens donc et où tu vas ? Au fait tu vas comment ? Eh oui : tu vas pourquoi, déjà ? Tu as mis cette robe rouge, pourquoi pas ? Le soleil y joue avec toi et les murs Il te fournit une ombre brisée qui bouge. Avance pliée...
Lire la suite(version deux, désolé pour le rappel) Finalement c’est une parole que nous sommes, Une de ces paroles qui se retournent vers l’homme Quand l’homme existe enfin dans cette parole d’humus Cette parole, en cette fin, retourne à l’homme comme un plus Lui,...
Lire la suiteToi, la douleur… Puisque tu es là rends-toi un peu utile. Apprends-moi ces choses qui font passer pour sage Tu es une mer trouve-moi une plage Où m’échouer dans un bien-être futile Je serai ce meuble précieux sous la cire Où les années gravent la force...
Lire la suiteLes pales du ventilateur endormies Horloges d’un éternel présent Bloquent un instant résumé Les machettes aériennes marquent l’arrêt, Silencieuses. À l’affût. Élytres figés. Les anges peuvent passer sans être tranchés : Une plume, quant à elle, hésite...
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