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Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l

Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.

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Lachez vos chevaux (message aux Parisiens)

Je trouvais si joli Que l’on chante Paris Le blanc de ses chemises Et son temps des cerises J’en avais oublié Que ces cerises –là Avaient éclaté Sur ces chemises-là… Lâchez les chevaux, revoici le temps des cerises Où l’on va deux, cueillir à nos revers...

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Et maintenant…

Et maintenant, on va chercher au fond du tiroir, dans le vieux bureau, la règle en bois, carrée, de l’oncle comment déjà ? Bref, la vieille règle. Il faudra aussi des crayons de couleur. À la papeterie. Un bleu, un rouge et ce fuchsia si étonnant, — oh...

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Oui, il faut être intelligemment paresseux.

Nous avons le choix entre quatre types d’actions. Celles que nous effectuons et qui nous sont dites bonnes. Celles que nous effectuons et qui nous sont dites mauvaises. Celles que nous regrettons d’avoir faites ou de ne pas avoir faites qui nous monopolisent,...

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Les cages de l'automne

On a nous tellement dit ce que l’automne doit être, Violons sanglots et crachins, qu’il faut le retrouver Sous les tas de feuilles mortes cousues en carnets Sur les encres tirées tendues des fils électriques Portées où ne se posent que deux ou trois corbeaux...

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Une paix aux odeurs de jasmin

Messieurs Ibrahim Awad Ibrahim Ali al-Badri, Kim Jong-un, Poutine, El Assad, Netanyahou, Xi Jinping, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, pour ne citer que vous parmi tous les autres, je suis comme vous un humain. Un homo sapiens sapiens (deux fois). J’ai...

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"Colchiques dans les prés"

Ce soir, la lune même se coupe en deux. Comptez : le jour et la nuit ont même taille, Vieux généraux se racontant leurs batailles, Leurs ruses pour contourner leurs rares cessez-le-feu, Mais il est déjà trop tard, chacun est redevenu sérieux. L’équinoxe...

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Nous partîmes cinq cents

« Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. » À chacune de leurs ombres, s’ajoutait l’ombre des morts Ceux d’hier et d’avant-hier, jetés par dessus bord. À chacun des morts s’ajoutaient des meutes...

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Croquis de septembre

Je n’ai pas de mots pour la douce douleur Qui serpente au réveil de septembre Le jour tarde déjà et le froid s’annonce Le plaisir du labeur combat la peine du travail Où sont les journées sans horaires comme Des clairières où ailes et fleurs savaient...

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Coeur mécanique

Coeur mécanique

Cœur qui sonne devient statue Bouche qui raisonne les bienvenues Rien en moi ne s’étonne jamais plus Lent et stoppé autant que le marbre nu C’est le monument aux pas-morts Aux caresses, à la vie et à l’amour Je suis un corps invertébré Vidé de moi de...

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Gogyōka de septembre

Tu es grand maintenant, ta peine le sait, la brunante se hâte : tes temps sont mûrs Les heures ont le goût fade des ombres revenues sur tes cheveux, filés d’étoile Un niqab de brume pose sur les vallons négligés la toile nocturne de son impératif La chair...

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