Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
La nostalgie a le cœur trop sépia pour ne pas être une feuille morte. L’hiver est un mur blanchi où s’étalent les poncifs rendus obligatoires Par le ministère des Cultivés, conditionnés en bocaux d’eaux fortes Mais sans vie qui ne se replie qu'en zone...
Lire la suiteTu me prends comme tu nous changes. Tu gonfles de tes chants mes bruits. Tu me mords dans la brûlure des buissons. Tu souris et n’en fais qu’à ta saison. Mes tuiles s’envolent en danseuses Brûlantes des étincelles dans ta voix. C’est toi qui as mordu...
Lire la suiteUne planaire, hurlante, est sans doute coincée dans ma radio : Je l’entends, filet de voix dans la chair électromécanique. Le choix de la station dérape sur la lame en nerf d’ivoire : Le choc est tel que cet animal en couine, avec cet air idiot Des sourires...
Lire la suiteDonne-moi de cueillirdeux brassées de ta viepour en faire un tapisoù je puisse dormir Donne-moi de goûterau silence des fleursqui jaillissent voûtéesmême sous la chaleur deviens un souvenirretenu arc-boutéau-dessus de mes peurs laisse-moi redouterd’arriver...
Lire la suiteDes rues clignotantes de fleurs Gribouillis électriques Safranés, brûlés, ivoires gaufrés et cœurs De hurlements magnétiques Vomi d’un ciel épais, lourd de grêle et de peurs, Orage dit dramatique Juillet est annoncé, brutal, sans déviations inutiles Légion...
Lire la suiteTu te poses tranquille dans mes bras quand je dors Je m’éveille surpris de te voir déjà dans tes atours De nuit ou de jour, tu fais de chaque heure ton aube Plus je te fuis, moins je bouge, ou me dérobe Aux lancettes de feu et de glace ouvrant ton jour...
Lire la suiteElle avait les yeux couleur hall d’hôtel Lorsque calmement les lustres brillent Que les tapis ont d’étranges chemins pastel Hirondelles fardées répétant en escadrilles Qu’à midi la chambre devra être laissée libre. Elle a avait cet appel au creux de la...
Lire la suiteOn le disait fort comme un chêne, Qui aurait un fils en bois précieux. Un prince, un roi, pour la forêt Reine, Et des branches pour tamiser les cieux. On cause, on cause, pendant ce temps ça vit Sous les feuilles mortes, Les mues sont dévorées sans aucun...
Lire la suiteTout devient si beau, tout devient si clair Tout revêt des habits hauts en couleurs Les chapeaux se tournent avec les fleurs Pour boire au moindre puits de lumière On entend frapper des sabots ferrés Quelque part vers jadis, vers un hier On sait bien...
Lire la suiteRegardant ce blogue avec un autre navigateur, je le vois pollué par de nombreuses publicités.Ne pouvant faire plus, je vous recommande d'ajouter une extension de type "Ad block", ou "ghostery" qui les efface du paysage. Je vous prie de croire en ma totale...
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