Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Alif, Aleph, Atap, et qu’est-ce que ça tape, Alep. Ba, Beth — la maison —, bet, balles ou bombes selon le lieu Arabe, hébreu, syriaque, et puis tout le monde descend Un alphabet est coincé dans les plis des pansements J’ai, je crois, la première lettre,...
Lire la suiteUn n’était pas là, et en plus ce truc, ce n’est plus son boulot.Il a donné une fois, la première année et depuis il regarde les autres diriger la manoeuvre. Il ne rapplique qu'en décor, à la fin du groupe. Alors Deux mit tout en place. Il s’en chargea....
Lire la suiteL’oreiller n’a pas d’odeur si ce n’est carrée La moquette étouffe le plus petit des chocs Dans ce petit bout de voyage, tout est amarré Aux immeubles, aux gares comme pour faire bloc Face au roulis, aux dérives, s’il le faut aux tempêtes Pas de meilleure...
Lire la suiteJ'ai comme l'ennui de ton souvenir quand tu n'es pas là J'ai l'espoir de rire et peur de la peur Je t'attends et puis Je compte les heures et les mots à dire le reste s'enfuit Quand le long ennui de ton souvenir me mène, ailleurs J'ai perdu mon rire un...
Lire la suiteChargé d’arias tel madone Le jour se lève un après-midi Travesti pour une nuit tombée D’on ne sait quelle étoile D’on ne sait quel demi-rêve D’un voyage sans retour Les lampes briquées se chargent De le cracher sur la grève À peine ses couleurs hissées...
Lire la suiteLa France et La Syrie, Roland Garros et Alep, toute la différence tient dans les mots " ramasseurs de balles". C'est pourquoi je n'aime pas les revers de Poutine, Erdogan et Bachar El Assad. À leur revers, il y a une petite tache rouge en trop. Une rosette,...
Lire la suitePuisque tout devra se taire Quand les horloges régneront En prenant un dernier verre Avant de passer au salon Ce sera l’heure des liqueurs On parlera des problèmes En savourant notre bonheur Que ce soit toujours les mêmes Nos réponses font un fleuve Où...
Lire la suiteÀ NOTER : les voyageurs sont de plus en plus tassés : leurs couleurs se mélangent. Toutes les bonnes raisons se poussent dans le métro, et débordent l’une sur l’autre. Être ainsi jetés du quai au hululement vers les portes en est-il pour autant un voyage...
Lire la suiteTe souviens-tu de ce concert, cet unique jour de festival Tous, tant et tant et plus, piaffant d’ouvrir ce bal Autant de chacun seul, dans la foule, bougeant les yeux Comme les pieds, pour y trouver un apte à paraître deux Pour tourner lentement en public...
Lire la suite1 — Trouver une chose et la détailler en une forme de paysage, ne serait-ce qu’en un fragment d’horizon sans soupçon ni souvenir d’en avoir un jour tiré un croquis. Passer les couleurs au tamis du soleil pour faire mentir la rengaine, raviver les chairs...
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