Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Durant cet âge de Pierre, Sans crainte de faire des éclats, Homo sapiens produit à son image Des bifaces, dont une tranchante : Une tête de secours pour les dîners de famille, Une gueule de bois dont on fait les tonneaux, Une tronche à tirer pour les...
Lire la suiteÀ fredonner d’après Erik Satie, "Je te veux" https://www.youtube Satie Je te veux Tu ne vois plus les hommes, Toi, tu les rêves Tu ne vois plus en somme Ceux qui crèvent À tant soulever ou Peiner sur terre, mais debout, Sous ton feu, jusqu’au bout Tu...
Lire la suiteTout ce temps, ces années de sablier : Pour vivre, il faut piano s’assoupir Sous le catafalque, déjà déplié. On ne sent pas les fruits pourrir. Marche par marche, les escaliers Toujours en place, la rampe écaillée, Bouffent le ciel, rognent l’enfer On...
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Allez, je fais comme il me plait. J'écris en QR code. C'est une écriture comme une autre. Si vous utilisez votre téléphone pour lire ceci, vous allez avoir besoin de trouver quelqu'un qui scanne ce minipoème. Sur votre écran d'ordinateur, vous avez un...
Lire la suiteSur le mur, un autoportrait d’Andy Warhol Grince des dents jaunies de guerre comme d’enfer. Au fond de mon bol De café, je cherche que faire. Staccato en phase avec la pluie ? Tirer les rideaux ? Faut-il déjà ouvrir le jour Sont-ils tous endormis chez...
Lire la suiteLe ciel perdant ses eaux, j’attendais que naissent d’autres façons du jour. Pour seul signe de vie, dans la flaque d’une empreinte de chaussure : la boue. La Vénus, devant le vieil hôtel particulièrement délaissé, a les yeux mangés de lichen. En robe...
Lire la suiteAvec la plèvre déchirée par la moindre brise, Une toux de marchandage Vient nous ouvrir le chemin Venue d’un ciel si gris alors que le bleu est de mise, Clepsydre et romarin Regardent brunir le fourrage Le beau est sous scellé durant la crise : Je voudrais...
Lire la suiteCes mots-là, Dépose-les, où tu veux, quand comme tu veux Dans un sirop de silence, la lumière y verdoie On les goûte comme une pluie d’été, impact Sur la nuit, en catimini, rafraîchir l’avenir. En secret, là où nul ne va, sur le bord des côtés Il faudrait...
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Enfant, j’ai ânonné : « la terre est bleue comme une orange ». À vue de nez, la terre est plate, au son des pieds : ronde. Vu de l’espace, rien n’apparaît du vert de notre sphère. Sans aucun centre de gravité, trouvons-nous un sens de légèreté ? C’est...
Lire la suiteL’hiver n’est pas mort en février, Il est tapi au fond de moi et de là me glace Ma cage thoracique est plexus ouvert, un oiseau rouge cœur sur sa balancelle Je n’ai rien à mâcher entre les plis de mon cerveau : toute idée est goutte fade J’ai même demandé...
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