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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:54


Là sous le ciel des gerçures des traces d’usures

Des brûlures des trouées des crevasses dans la voilure

La peau du soir si gonflée en partance très âgée

Est juste un ciel, rien qu’un ciel, à l’ancienne

Et la terre jonque caravelle lève hisse sa voile d’écailles

Des lumières pimentées y chatoient à travers

La peau du soir s’est cloutée d’épissures de grains d’or

Quelque part par là-bas un volet claque et tape, tape et claque

Sous leur cuir des fenêtres se jettent à l’assaut des murs

Pas moyen de dormir je dois me relever y aller

Retrouver le battant mal loqué pourvu que tu dormes bien

Dieu sait ce que je peux que je vais y trouver tapi dans le bruit

Sous la lune je m’avance dans la bouche les rues vides

Les carreaux sans rideau les regards de poissons morts

longent la piste grisée chez moi lentement courbée

Cette langue est trop grise les façades mâchent dans le vague

Je respire, c’est le vent, l’haleine du métro endormi assoupi

C’est sous le ciel, mais mon ciel, mon antienne

Je ne veux plus la trame ce qui claque, ce qui tape

Dans le noir, je viens voir les gerçures, les trouées, les brisures

Passer pour des étoiles dans la voilure de ma terre

Un seul bruit un appel en éclats dans le drap ou les dents

Fait voleter mes habits, claquer les dents de la rue

Je suis rien qu’un ciel, à l’ancienne, ciel de nuit

Une tenture, une mantille cachant des jours bien trop nus.

C’est juste un ciel, autre ciel, une antienne

Cantilène de Noël quand l’aube vernit l’autobus

Je respire, c’est le vent, vent d’hiver vive le vent à soupirs

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rédigé par le babel - dans archives
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commentaires

hervé pizon 17/12/2011 23:02


évidemment, j'ai baissé le rideau de la musique que j'écoutais.

emmanuelle grangé 16/12/2011 10:28


souvent, lorsque j'écris, des annonces me parviennent : tiens, elle, il viennent de poster un texte. Et souvent, je remets à plus tard ma lecture pour cause nécessaire de concentration. J'ai vu
passer "A lire sur Airs à faire fuire" et me suis laissée happer. Plusieurs minutes de bonheur, d'apaisement à te lire et écouter. C'est aussi simple et rare que ça.

le babel 16/12/2011 11:07



Auusi simple, aussi chaud que mon merci



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