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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:30

Nous avons le choix entre quatre types d’actions. 

 

Celles que nous effectuons et qui nous sont dites bonnes.

 

Celles que nous effectuons et qui nous sont dites mauvaises.

 

Celles que nous regrettons d’avoir faites
ou de ne pas avoir faites
qui nous monopolisent, comme un rezzou dans la rue,

le soir venu, les volets clos,
s’approchant, s’éloignant, revenant,
sans rythme prévisible,
métronome déréglé hantant n’importe quand la même question.

 

Et les plus belles,
celles dont on on a tout oublié,
dont on est libéré et
ne polluant ni sieste ni maraudage d’idées
dans l’entre-deux eaux du laisser-aller.
Il y aura toujours quelqu’un d’autre
pour les faire passer dans les catégories au-dessus. 

 

Et tout occupé par le commisariat de ces affaires, 
cet autre-là ne verra pas le temps passer,
avec son train de sénateur, 
refermant au matin les belles-de-nuit,
s’amusant à tirer les ombres dans le « salon-bureau »,
avec dans la bouche 
comme une fleur séchée, une immortelle, je pense,
mais ne comptez pas sur moi
pour gaspiller dix minutes à vérifier, ou à vous en dire plus. 

 

Je fais la plus belle des choses,
comme un lampadaire regarde sortir la connaissance du Président,
comme un pont regarde couler le fleuve,
comme un corps enrobé de cotonnade et de laine,
posé sur la trame brune d’un sofa regarde transiter la nuit
dans l’impassibilité des décors que l’aube habille sans les réveiller.

Je regarde passer le temps, averti de ses frasques,
de ses duperies, de son cortège, de son défilé, de son barnum.
Ah oui, mais frasques tissées avec du rien ;
duperies de fausse fausseté, pesant panzer du réel ;
cortège de clichés tant vus qu’on peut fermer les yeux et commenter la parade ;
défilé des armes blanches,
lames d’horloges et masses oscillant au bout de leur chaîne,
pesons de l’ennui ;
barnum où un monsieur Déloyal veut
nous changer les idées par un bain de nouveautés,
de vieilleries oubliées et soudain redécouvertes,
de vent poussif autour de son agitation
pour croire que ça fait passer le temps :
le temps passe toujours,
juste avant l’eau à travers les digues,
en éclaireur de la vitesse de la lumière,
mais goutte à goutte dans la vasque de mes heures creuses.

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rédigé par le babel - dans poésie
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