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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 16:50

Le macadam est vaudou sous les bottes aiguilles,

Dans la meute de chafouins qui pataugent chic

Sans chorégraphe, masse empêtrée sur le tempo

Quand le bruit nuit à la nuit

Un deux — un deux,

Un deux — un deux,

Trois

Indifférence des portières

Des néons, des horaires, de l’urgence, du métro

À Paris

Maladie des mélodies serinant

Que Paris

Sera toujours un pari gagné

 

À Paris, tout est gris, les lumières d’artifice,

Tout regard clignote puis passe à l’offense

Odeurs de moleskine, de Chanel et de pisse

Tout doit être dérangé, on est toujours dérangé

Au centre-ville de l’Île-de-France

La pluie essuie la suie

Un deux — un deux,

Un deux — un deux,

Trois

Le serveur règne sur les tables rondes

Les pigeons, les estocs, les pavés, les escrocs,

De Paris

Œil de verroterie éclipsé revendu

Dans Paris

Personne ne se perd tout se vante

 

Tout s’étale mis en vrac le factice est plus vrai

Que l’usage de faux et de coupe-jarrets

Fric-frac des rumeurs sur écran de poche

Et l’ennui jouit de la nuit

Un deux — un deux,

Un deux — un deux,

Trois

Enfin chez soi lâcher le masque les tendons pour

Les badauds, les façons, les façades, les mélos

C’est Paris

Les envies changent en île de fange

À Paris

 

 

(Déc. 2011)

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rédigé par le babel - dans principes
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commentaires

emmanuelle grangé 16/12/2011 10:12


j'écoute Satie en tes prochaines lignes. Douleur ? non, comme tu y vas !

le babel 16/12/2011 11:07



Alors, c'est que j'écoute mon deuil d'un autre Paris



emmanuelle grangé 15/12/2011 18:52


il est vrai qu'ailleurs aucune Porsche n'est garée...

le babel 15/12/2011 20:22



Si bien sûr, mais l'image m'a frappé. Puis la solitude, les faux-semblants, enfin tout ce "Paris" de ce poème qui n'enlève rien au "Pont Mirabeau"… Je comprends ta douleur face à portrait de
cette ville que tu aimes, mais voilà trente ans qu'elle me déçoit.



emmanuelle grangé 15/12/2011 18:40


OH ! comme tu y vas comme tu y trottes dans ce Paris inconnu ! comme tu le dégoupilles sans l'avoir déculotté, éculé MAIS cet accusé-réception ne laisse pas indifférent, tout comme la Tour Eiffel
en son temps de baptême

le babel 15/12/2011 18:47



je n'y peux rien, j'ai gazouillé la Seine, le Marais, et là, j'accuse réception de ce Paris-là… Devant u bar dans le VIIe, le mot "livraisons" au sol, une Porsche garée entre Livr', vrai et
raison. Ça fait un choc…



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