Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Quelque part en l’air : la pluie déchire les masques du printemps Loup y es-tu… Elle démaquille les feuilles poudrées au fer pour le passage vers l’été. Loup, m’entendrais-tu ? Elle les veut "nature", vertes et en sueur, quasi forêts et vierges. Les fleurs...
As-tu suicidé ton homme idéal via le cordon ombilical d'un cookie finement craquant dans le filet de tes connexions neuronales ? Ton Iphone luisant comme tes chaussures neuves, as-tu posé ton ombre grise sur la neige cristallisée en solde pour prostituer...
Idem, idem ! Je fais si souvent idem : Aller-retour : extase dans le correcteur Retour chariot sauvegarde, problème idem Idem, je vais souvent idem, via cœur correct Grimer la page en Mi-Carême : grand chelem ! Sauf si ému, d’un œil jeté sur la matrice...
Un cercle de velours rouge : Fauteuils râpés, phalanges gercées, ronde immobile et fatiguée, à peine dérangée, pétales fanés déposés en ordre vaguement floral, résolument moral. Salle du conseil, d’audience, bureau et réception. Bouquet administratif...
Un jour sur MySpace, j’ai mis en ligne une bluette. Je me suis fait incendier : je donnais disait-on dans le facile… Déjà qu’importe le facile, si c’est agréable, ensuite qui a dit que la valeur des mots se mesurait aux tonneaux des danaïdes, et enfin,...
On pourrait… À cent perles à l'heure, poussière dans le bruit, s'en aller éclairer la Mer Noire Mieux que les girandoles des aéroports de Yalta… Sauter à pieds joints dans le grenier à blé criméen Mille grains d’or sur la peau Plus beaux que les démons...
"Comme moi, au bout de tes nuits ?" Comme moi, au bout de tes nuits, Par la force des choses, tu m’oublieras… Ce longueurs dans nos temps en circuit Ces paroles, antiennes de nos habitudes, Pashmina opaque tiédissant les certitudes, Comme l’automne, tu...
Allons enfants de la (opus Cité), Perçant son ventre de céramique un métro lardé de publicités sème des graffitis électriques À quai, mon frère d’armes, couché, s’effluve Aucun automne ne sanglote sous les néons éblouissant les lignes Sur les affiches...
Tu as vu tout autour comment c’est venu ? Les arbres sont les horloges de l’été. Un jour, ça recommence. Ici, le vent, la pluie frappent leurs mécanismes éviscérés. Alors, flagrants, les rouages dentelés se laissent aller au sol, fines lamelles ciselées,...
La faute à qui, la faute à quoi ? C’est le quinze août, Donc on s’en fout… On verra à la fin du mois. « Il fallait une riposte et la riposte est en cours », a affirmé, hier, le Premier ministre britannique, David Cameron, rentré précipitamment de vacances...
Écologie ? cf. CNRTL, je cite : "Empr. à l'all. Ökologie (composé du gr. oïkos « maison » et de logos « discours »), terme forgé en 1866 par le zoologiste et biologiste allemand E. H. Haeckel [1834-1919], relevé dans la préface de son ouvrage Natürliche...
«Araignée du soir, espoir» Autant le reflet d’une image au lointain, D’une lumière filtrée par une aile, De libellule ou de mouche : si ça vole ! Autant les veines de verre sur papier cristal S’agitent parfois d’un tremblement vif… Araignée Se mettre...
À force de tout remettre en ordre Vous me donnez du fil à retordre. Je suis l’araignée de votre plafond : le petit vélo de vos illusions... Je fais ma Pénélope dans la cour. Dans des rouleaux de soie, cacher vos jours. C’est mon travail jusqu’à nouvel...
Bonsoir B., , Je ne peux, dans cette partie émergée de notre réflexion, qu’admirer ceci : http://francais.agonia.net/index.php/poetry/182232/index.html (Poèmes — Pâques à New York par Blaise Cendrars). Quel mouvement, quel élan ! Quant à moi ? Je me méfie...
Quand tézigue l’est pas raccord A ton palpitant, t’entraves que d’chi. Ton raisiné filoche en flotte, déconfit Au mieux t’as du caoua de cornette. T’es de la revue, tu roules sur les jantes, Avec des cernes autour des essieux. Dès le matois t’es meulé...
(…) Jour Deux Dans mon courrier de la semaine, des invitations inutiles : je suis loin et en vacances. J’ai à ce moment-là, rendez-vous avec le reflet des roseaux sur une vasque, à l’abri des rues encombrées. La foule du festival d'Avignon est peuplée...
C’est l’heure où rentrer s’impose Nuages en grumeaux par bravade Éoliennes mâchonnant l’annonce Des brumes près d’un tracteur Endormi sur la crête d’argile Le soleil déjà se gomme Le vert des champs compose Des parvis bruns sans randonneurs Décourageant...
chap.1 sur 2 Le lotissement et les chats, la nuit. Il y eut un temps où j'aimais l'ombre des jeunes filles en fleurs ; mais, ces années dépassées, les lumières des vieux sages en livres me sont d'un plus doux repos... Longtemps, je me suis lavé le bonheur...
2. Phares et phalènes Notre coin de terre est parvenu à un nadir. Et les autres quartiers du monde ? Que voulez-vous que j’en sache : je n’y vois rien ! Il faudrait de la clarté. Bien des gens veulent être brillants, lumineux ; or ceux qui éblouissent...
Un peu de thé dans l'eau, un nuage sépia grandit dans la tasse un sac de haine bien lourde, un nuage de fumée enrobe des tours un nuage de lait, une danse embaume la porcelaine une autre vague de rage épaisse, des tombes se bombent à fleur de dune le...
Le problème est le principe de la corrida. Ce principe est tenu en peu de mots : taïaut ! Haro ! Hallali ! Olé ! ça sent la vindicte, le « tous sur lui ». C’est drapé dans des oripeaux de luxe. Ça attend un trophée. Ça se lave la conscience dans l’agonie...
Il est début énième siècle le soleil dégoutte Approximativement Tzara élève son monocle Un landau s’emplit de titres collés douteur Il concède que son art n’est guère que « Une merde oui mais en couleur » Cent ans plus tard le surréel brille au rouge...
Trois millions d’années d’évolution ne m’ont pas donné la parole pour que j’abandonne le dernier mot de mes heures à la douleur, la peine, le deuil. Même sur les tombes, je lirai les noms à voix haute pour voler à la mort cette prétention au dernier mot....
Demain viendra le souvenir de cet instant Où tenir est une bonne nouvelle, Dans l’entre-deux eaux foncé qui se repose Maintenant que le silence est allusion... À chaque pas un mot fait mémoire de toi Tout prends ton empreinte : le soufre et le carmin...
Ce n’est pas l’angoisse de la feuille blanche. Nihil dicendum Rien à dire Ce qui veut dire deux choses : logiquement, si la prémisse est vraie, ces deux choses sont chacune et ensemble, rien — (Il m’est impossible d’utiliser le lave-vaisselle comme métronome....