Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Ne me faites pas de tombe quand Je serai mort. Sans chrysanthème À déposer, une fois l'an Je veux l'oubli de l'oubli même Évitez les pleurs, rires ou cris Sur vos tablettes, sur vos registres Grattez mon nom, quand il est inscrit Rester un peu vivant...
Lire la suiteJ'ai comme l'ennui de ton souvenir quand tu n'es pas là J'ai l'espoir de rire et peur de la peur Je t'attends et puis Je compte les heures et les mots à dire le reste s'enfuit Quand le long ennui de ton souvenir me mène, ailleurs J'ai perdu mon rire un...
Lire la suiteLentement tu ouvres la bouche, Avec soin, tu extrais d’entre tes dents Un point d’interrogation, Une courbe enroulée sur elle-même, sur toi. Ta question s’est posée en termes choisis. La réponse, tu l’as bien cherchée, au fond : La résonance sert la soupe...
Lire la suiteEn septembre 2012, je regarde, je prends des notes, je traduis des mots anciens et maudis l'amnésie des siècles : j'ai même peine à écrire à ma Lectrice de Luxe. je déplore qu'elle puisse en douloir et parie qu'elle sait que silence est parfois complice....
Lire la suiteDonne-moi de cueillir Deux brassées de ta vie Pour en faire un tapis, Où je pourrais dormir Donne-moi de goûter Au silence des fleurs Qui jaillissent voûtées, Cantiques de chaleur. Deviens un souvenir Fragile, arc-bouté Au-dessus de mes peurs. Laisse-moi...
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(© Luc Bersauter https://www.facebook.com/pages/Bersauter/139166146169067) Allons enfants Allons enfants de la (opus cité), Perçant son ventre de céramique un métro lardé de publicités sème des graffitis électriques Aucun automne ne sanglote sous les...
Lire la suite(parce que non, la terre, chère amie, ne tourne pas rond, je te dédie ce soir ce poème déjà ancien) Dieu ne rêve plus aux hommes. Ici, dans les appartements, les objets trouvent maintenant la douce compagnie De leur avenir. Le ciel se plaît à les imaginer....
Lire la suiteCertes, celui-ci est le plus ancien poème que j'ai gardé, mais il a bien vieilli… Quand les rêves se déhanchent pour danser en fuseaux lamés sous les lampes ou se penchent des jours –ivres et affamés– Comment aimer les dimanches ou la longue absence retient...
Lire la suite(pour répondre à Luc Bersautier, je remets en ligne ce poème) Sous les oliviers Rangées tels agrumes Les feuilles d'Ovide, les futures décrétales Mourraient de soif au soleil Le tintement d'une encre les appelait déjà plus au nord. Écoute sur le fleuve...
Lire la suiteLà sous le ciel des gerçures des traces d’usures Des brûlures des trouées des crevasses dans la voilure La peau du soir si gonflée en partance très âgée Est juste un ciel, rien qu’un ciel, à l’ancienne Et la terre jonque caravelle lève hisse sa voile...
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