Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Il s’était levé sans réveiller sa femme. Autant la laisser dormir et rêver longtemps, Autant la laisser glisser vers d’autres temps. Il a pris ses clefs, son blouson, sa routine. Les rues carillonnaient de bonjours en smartphones. Les journaux bégayaient...
Tout m’épuise de ces gestes Dirigeant À leur guise, chaque mouvement j’y passe Fatigué d’attendre que l’écran se fige Un jour la terre m’a mis bas – l’écorce de ma chair le sait — J’en tremble pour de la neige Déposant, doux si tranquilles Sur l’horizon...
Un n’était pas là, et en plus ce truc, ce n’est plus son boulot.Il a donné une fois, la première année et depuis il regarde les autres diriger la manoeuvre. Il ne rapplique qu'en décor, à la fin du groupe. Alors Deux mit tout en place. Il s’en chargea....
Je suis assez étonné d’entendre marmousets et mouflettes tonitruer des horreurs avec l’air appliqué de celui qui est fier de savoir sa leçon. Écoutez celle-ci : « Gentil coquelicot Mesdames/Gentil coquelicot nouveau ». & On m’en baille de belles ! Il...
nota : si vous aimez ces poèmes, partagez ou laissez trace, merci. Parfois des corps, émincés, torréfiés Sont posés sur un lit de couleurs vives. Sous le khôl, le stuc, l’œil ouvert découvre Les façades surchargées rendant l’âme. Quoi de plus simple ?...
Durant cet âge de Pierre, Sans crainte de faire des éclats, Homo sapiens produit à son image Des bifaces, dont une tranchante : Une tête de secours pour les dîners de famille, Une gueule de bois dont on fait les tonneaux, Une tronche à tirer pour les...
La pluie d'automne aborde les toits Avec le crépitement d'un feu de bois Attente nouvelle née de la fin du froid Toccata colorée du bout de mille doigts Un. Deux. Et cetera. Ad libitum. Puis trois.
Alors — ainsi, donc —, quelqu’un est en vie. Pour d’aucuns, ce ne sera jamais n’importe qui. Cet espèce d’ego ergo sum, mais de genre humain. Après, que des rideaux, catafalques, bougies, fleurs, Que des discours, des cartes, et que dalle, son soir venu....
Au sud de l’Occident, Un ciel avide de pluie, de douche, d’eau sur la peau tannée. Au sud de l’Orient, Le tulle ne suffit plus : mettre sous clef toute fraîcheur de lune. Au sud du Nord, La paresse s’enivre de velouté naturel, éventé à la brune. Le centre...
Puisque l'héritage de la France contient la corrida… Je demande à l’État Français de constater ma déshérence. Je refuse l’héritage. Je renonce aux châteaux de la Loire, aux traditions et arts populaires, aux Tontons Flingueurs et aux mille fromages :...
Ma porte est ouverte, ne comptez pas sur moi pour être l’un de vous ; écoutez un instant : dans le vent des graines seront ces doux chardons poussant sur vos tombes. Je ne veux pas lutter et plier les genoux de vos admirateurs. Vous faire de la peine...
ANATOLE2011 http://anatole2011.over-blog.com/ je ne suis pas ce cri au milieu des passagers son écho peut-être son reflet embué je ne suis pas le centre ni la périphérie je bouge de l'un à l'autre je suis un point de vue que je change cherchant d'autres...
E. Grangé http://emmanuelle.g.over-blog.com/ Sein/werden /machen, ist das die Frage ? Je ne suis pas la nièce de Mike J., pas la fille de Jeanne M., pas la cousine de Jane B. pourtant un tantinet aux commissures des lèvres Je ne suis pas un rire de convention...
Je ne veux pas être la main qui se lève pour dénoncer, conspuer, aliéner la liberté du désigné coupable d'avance. Je ne veux entendre, ni les vivats, ni le silence qui entourent la sentence. Je veux l'oiseau qui trille au vert tendre du feuillage caressé...
http://drantextes.over-blog.com/ frrrrrrrrrrrrr Raie la page parfois noircir cette blancheur illumine la selve Raie la page quel est cet arbre ? Quel est son nom son odeur le goût de sa sueur quel est son nuage et quel, le bruit d'une de ses feuilles...
« Justice a été faite ». J’en suis tout ébahi. La justice est la négation, le refus de la vengeance. La justice fait d’un problème particulier un souci général, qui embrasse le bien du coupable et de la victime dans un même élan. L’élan du bien commun....
Le galbe des feuilles mortes cambrant les reins des violons sucrés, met en bière tout mon courage Sous le vinyle une chanson déclamant les amours mortes hier, transforme les portes en cages Un reflet de bakélite heurtant la clarté des néons blancs-bleus,...
l'original est là : http://leslie.tychsem.over-blog.com Je ne serai plus de ceux qui acceptent gentiment de perdre leur temps. Peu de choses importent vraiment. Le temps oui. Première richesse et premiers dangers dont il faut se garder. Le temps qu'il...
Et on retient son souffle, Et on regarde la radio, comme pour arriver à entendre. C’est un Baron, un Guelfe ou un Gibelin, que sais-je Je ne suis ni des Borgia ni des Farnèse Je ne suis qu’un gueux qui veut entendre Ce qui empire au royaume de France...
Lilas au jardin à la fin de ton mai Tes bouquets, fricassées tout à l’estoc Aux branches fendillées par le comput Chevaux de frise à fleur de ciel Pour changer de décor avant l’été Et qu’indifférent à tout, Lilas soit et sera Lilas au fond du jardin en...
Un blogue, c’est un peu comme le bloudejine de Zazie dans l’métro. Un pestacle au ralenti. Fête à l’école, Kermess van de kerk, slam à râpe inside au train de sénateur. Ça devrait être l’éloge de la lenteur, venue de la mis en ligne, de la pensée avec...
Il sonnait comme une fausse alerte Une simulation par un boy-scout Toujours prêt à vous prendre Peur D’une aile de cygne, gerbe jaillie Du caniveau, au passage des bus. Il sonnait maudit carillonneur : Un crac pour les portes entrouvertes, Une tape pour...
Il va faire beau jour pendant 40 jours… Ce n'est pas moi qui le dis, mais la Saint Barnabé : http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?showtopic=8651 Il a plus chez nous à la Saint Médard, mais Barnabé lui a coupé l'herbe sous le pied. La Saint Gervais...
La première page Facebook du « babel » va disparaître au plus vite. On y trouvait deux trois coups de coeur, quelques clavardages rares, et le renvoi vers ce blogue… C’est Facebook qui l’a voulu en me refusant l’accès à cette première page parce que cette...
De la part des hibiscus Cette année-là, en 2009, le soleil avait enfin quitté les draps de capiton d’où depuis quelque temps, nul ne pouvait l’arracher. La première décade en début de juin, le jour se levait, mais le soleil restait au lit. C’était à en...