Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Tout devient si beau, tout devient si clair Tout revêt des habits hauts en couleurs Les chapeaux se tournent avec les fleurs Pour boire au moindre puits de lumière On entend frapper des sabots ferrés Quelque part vers jadis, vers un hier On sait bien...
Regardant ce blogue avec un autre navigateur, je le vois pollué par de nombreuses publicités.Ne pouvant faire plus, je vous recommande d'ajouter une extension de type "Ad block", ou "ghostery" qui les efface du paysage. Je vous prie de croire en ma totale...
Ah tiens, ça fait combien déjà ? Ah tiens donc et où tu vas ? Au fait tu vas comment ? Eh oui : tu vas pourquoi, déjà ? Tu as mis cette robe rouge, pourquoi pas ? Le soleil y joue avec toi et les murs Il te fournit une ombre brisée qui bouge. Avance pliée...
Voilà, il va faire nuit et la lumière est jaune de pluie C’est le jour enfin où on peut chasser la nuit, La peur pour fêter Pâque en famille. Un moment à la synagogue et la semaine en famille. Aucune miette n’échappera à l’œil du papa. Aucun faux-pli...
Tu te poses tranquille dans mes bras quand je dors Je m’éveille surpris de te voir déjà dans tes atours De nuit ou de jour, tu fais de chaque heure ton aube Plus je te fuis, moins je bouge, ou me dérobe Aux lancettes de feu et de glace ouvrant ton jour...
"Un gogyōka ( « poème de cinq lignes ») est une forme de poésie japonaise créée par Enta Kusakabe dans les années 1950 afin de se libérer des contraintes imposées par la composition du tanka. Contrairement au tanka, le gogyōka ne requiert pas un nombre...
Quelque chose pour défier l’indifférence (Chacun de nous a le goût des rêves Auxquels il renonce en les offrant à la criée) Quelque chose pour étonner les habitudes (Toutes les toiles cirées de nos agendas Se gardent de l’éclat du neuf qu’ont les linceuls)...
On le disait fort comme un chêne, Qui aurait un fils en bois précieux. Un prince, un roi, pour la forêt Reine, Et des branches pour tamiser les cieux. On cause, on cause, pendant ce temps ça vit Sous les feuilles mortes, Les mues sont dévorées sans aucun...
Totem, l’ange exterminateur. Tabou, le sexe des anges. Tabou ce sexe-là, Totem cette mort-ci Tabou ce plaisir-là, Totem le crâne des ennemis Saisis en flagrant délit De plaisirs interdits Tabou mon totem Dès que je déplace le pied Un petit pas pour l’homme...
La nostalgie a le cœur trop sépia pour ne pas être une feuille morte. L’hiver est un mur blanchi où s’étalent les poncifs rendus obligatoires Par le ministère des Cultivés, conditionnés en bocaux d’eaux fortes Mais sans vie qui ne se replie qu'en zone...
Désosser une carcasse de murs cuite au soleil suppose, primo, une aile de papillon quelque part, mais au loin. L’important consiste à déclencher en temps et en heure les trompettes de Jéricho (Livre de Josué, chapitre 6, verset 2). Par une honorable contrefaçon,...
Une fois n’est pas coutume. Voici un conte… Le secret des cigognes d’Alsace Comme ça sent bon ici, en Alsace, dans les boulangeries, les cuisines ! Des grand-mères m’ont expliqué ceci. Ça sent bon parce qu’on met du condiment, des épices : même dans le...
Magouilleur margoulin mesquin et cupide À demi choléra à demi peste Homo humain, toujours habilis dit sapiens On n’y peut rien, faut faire avec Homme on est, homme on reste Main aux fesses fesses à l’air Pour ces choses, on est lestes Homo humain, ex...
Demain — encore lui ce jour qui n’est que prévu — Demain viendra poser son ongle sur le revers d’une rose Ainsi qu’un brin de gel brûle un bourgeon parce que L’amour de l’hiver pour l’arbre n’attend pas demain Quand il viendra ce demain, ce sera comme...
C’est arrivé par hasard Voici comment C’est arrivé par chance Voilà le travail C’est arrivé par ici Voici la monnaie C’est arrivé par force Voilà les traces C’est arrivé par colis Voici les autres C’est arrivé parbleu Voilà le moment C’est arrivé par...
Sur le pont de Mossoul On y crève, on y crève, Sur le pont de Mossoul On y crève tout c’qui est bon. Les belles Yézidis sont violées comme ça Et puis vendues comme ça Et puis encore comme ça Sur le pont de Mossoul On y brûle, on y brûle, Sur le pont de...
Pics comme de fer dans le vert En carapaces farouches Scaphandrier sous les souches Plexiglas de chitine Flambants bijoux sur les mousses Vos élytres vernis sur les pousses Vos mâchoires jaspant mes os Rostres voraces, vermines Mandibules, sac de griffes...
Eh, toi, la nuit ! la terre à peine pose ses valisesEt tes ombres les avalent comme des huîtres.Tu en craches les perles au ciel, ajoutéesAux postillons de tes grandes théoriesÔ nuit, on en fera des astres et des étoiles.Prends ton temps, vomis toutes...
— « On a déjà dû te le dire au moins cent fois : Je ne t’imaginais vraiment pas comme ça. Espèce étrange, et le seul spécimen observé, Pas un n’a eu le temps d’envoyer un seul fax ? » — « Détrompe-toi. Je travaille toujours à découvert. Bien sûr qu’on...
Je danse aujourd'hui. Je danse donc danse Dans ce vide Danse sur le vide Mais avec l'élégance De celui qui n'a payé Ni la danse ni le vide Ne combats ni pour ni contre La danse comme le vide : Les mêmes compagnies Nous ont soldés, fourgués Les causes...
Pas facile de faire un marbre. Surtout pour "Moustaki". Je ne l’ai jamais vu. Mon ami André m’a raconté un des premiers concerts de B. Fontaine, où il est venu à scooter, son instrument sous le bras, donner un coup de main au spectacle, sans prévenir,...
Quoi, mes habitudes ? Mes habitudes sont un peu partout, parfois même en voyage à l’étranger. Ici, on en voit de plus en plus s'installer dans le dimanche maritime. Avec l’âge, la consolation en taches de mousses sur monuments de nos histoires s’ajoute...
Chanson pour tous les exilés d'Irak. Le long du fleuve, assis près des ponts, Nous pleurons, pensant à la maison. Nos guitares et nos cœurs accrochés Comme pendus aux arbres d’à côté Et là, ils nous ont dit : chantez, grillons Chantez, pour embellir les...
Tu me prends comme tu nous changes. Tu gonfles de tes chants mes bruits. Tu me mords dans la brûlure des buissons. Tu souris et n’en fais qu’à ta saison. Mes tuiles s’envolent en danseuses Brûlantes des étincelles dans ta voix. C’est toi qui as mordu...
(version deux, désolé pour le rappel) Finalement c’est une parole que nous sommes, Une de ces paroles qui se retournent vers l’homme Quand l’homme existe enfin dans cette parole d’humus Cette parole, en cette fin, retourne à l’homme comme un plus Lui,...