Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Je veux conserver en mécanicien épris chacun de mes âges, Chacune des pièces laitonnées qui ont rythmé ma vie : Ces petits soldats de plomb ne craignent aucune mitraille. J’ai tous mes âges épanouis dans un maintenant permanent. Chacun dérangé dans le...
Lire la suiteRien ne semble arriver, mais sans ennui : Des nuages fondus avec les galets lourds et gris, Une lame, un soleil font d’un coteau un couteau. L’horizon est une utopie, une vague idée bouchée Par les nuées rocheuses en camaïeux. Dans ce réduit, Chaque bruit...
Lire la suiteVous archiprêtres des croisades grands aumôniers des carnages chez vous la mort caracole puis s'élèvent vos cantiques Même si on vous guère appris à bénir d'autres choses que croyez-vous que j'espère ? Vous rédacteurs du prêt-à-penser rois des premières...
Lire la suiteLa parole est à la mer. Elle était là avant, dit-elle. La terre s’insurge : elle a le droit pour elle, dit-elle. Les hommes l’ont portée jusqu’ici, dressée, installée : Nasse posée entre deux flottilles. Une digue et des remous les séparent ; une rage...
Lire la suiteLes pales du ventilateur endormies Sont les horloges d’un éternel présent : Tout vient se résumer dans l’instant. Les machettes aériennes sont à l’arrêt, Silencieuses. Sans danger. Élytres figés. Les anges peuvent passer sans être tranchés : Une plume,...
Lire la suiteOn peut ne pas l’avoir vu de ses yeux vu partout, mais c’est vrai. Au camp de Natzweiler-Struthof, aujourd’hui en Alsace Française, furent internés des triangles roses. Ce camp était dit de niveau III. Il n’y a pas de IV : IV, c’était Treblinka, Auswitzch...
Lire la suiteIl sera une fois Ce sera la fois dernière Celle venue en premier Depuis le monde va à l’envers Comme l’autre fois À l’encre violette, bouquet D’opéra de quatre sous En livret de valet Alors cette fois Carnaval de cardamome Quand les oranges s’envolent...
Lire la suite(version 16 ou 22, je ne sais plus, reprise de ce vendredi 10 février, deux ou trois heures avant l'aube ; un jour, promis, je tenterai de dire "il est fini") J’ai regardé le bord de mon corps… là où commence mon inconnu Bilan ? Je ne serai pas démocrate...
Lire la suiteLa ville est un cheval qui dort debout Avec son plaid en tuiles sur le dos Il fumerolle au matin à découvert Posé en dernier fêtard d’aplomb Vitrail terni ocres en patchwork Sagement posé de la nuque à la croupe Jeux des quartiers bouchonnés à l’aubette...
Lire la suiteLe ciel est assurément sirupeux, Azur ou blanc tendu molletonné, Débris de futurs névés pelotonnés Le poids du rien froid et sérieux Comme une lame peinte parfois en bleu Et sur les reflets de coton blancs À la brune y saigne le couchant Quand les nuits...
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