Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
(le titre est illusoire, j'attends vos propositions) La ville est striée de taches de bruit Frappes de cris, fabrique d’ennui Où des mâchoires claquent au gré Du vent qui emporte… peu importe. Il fera toujours soir quelque part. J’ai une île falote, mais...
Lire la suiteNe me parlez plus de fêtes Qui ne soient que des lumignons, Imposant pour compagnons D’un soir, les joies qui reflètent L’obscurité. Ne me parlez plus de haltes, Pour échapper à la nausée, S’il ne faut qu’y déposer, En bordure de l’asphalte, L’absurdité...
Lire la suiteLe thème de cette année est : "la voix des poètes". La voix des poètes ? « Les voix des poètes », quel hémistiche ! Ça résonne, sonne, façon Lagarde et Michard Donne à nos pains rances une tranche de lard À nos rimailleries, un mat de pastiche. Voilà...
Lire la suiteLes hommes naissent libres et égaux en droits. Puis ils meurent, jour après jour, esclaves et inégaux sous le poids de leurs devoirs. C’est écrit dans le marbre : je suis né « libre ». Donc, je suis déterminé par ma liberté. Donc, contraint par ma liberté....
Lire la suite(©l e b A b e l, Cie du Talon Rouge) À quelques minutes du Camp de Natzweiler, À la porte de l'Hôpital où furent amenées les dépouilles chaudes de 87 hommes, Ex-Anonymes Matricules Rayures Disparues Dans la nuit et le brouillard, Bonjour. Bonjour, Menahem...
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Ce sera vers le début de mars : Puisque le printemps y revient, Alors que mon hirondelle y soit ! Le ciel neigeux s’habille de crêpe noir, Il n’y a de lumière que pour entrevoir Quelques pointes griffant l’ébène d’une laque : Le talon d’une étoile au...
Lire la suiteAccrochez, Messieurs Dames ! Accrochez Vos désirs à la hampe de mes drapeaux ! Je vous promets non pas cent, ni deux, Non pas trois, mais une, juste ce peu, mais entier Une et la vraie, je vous le promets : le Happy End. Il ne vous reste que quelques...
Lire la suiteMa chaise préférée sait des choses que j’ignore faute de linéaments. Assis sur elle, elle me presse à les dire. Mais j’ai ma dignité : je ne dis que ce que je veux. Alors, la nuit, peut-être de rage, je l’entends grincer des barreaux.
Lire la suiteTout s'épuise dans des gestes Un jour, la terre m'a mis bas - l'écorce de ma chair le sait - Je tremble pour de la neige qui vient déposer tranquille sur l'horizon inutile trois ou quatre reflets beiges Les eaux coulent, entrelacées de feuilles qui ne...
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