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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:32

J'espère que ce texte écrit pour Jilber te consolera…

 

Messaline de kaolin

Mezzanine de carreaux fins

Tu guettes du bout des yeux

La tache noire, son ombre

Sur le damier des tommettes

Surprise par tes frissons

Les yeux perdus dans le vague

Front ridé comme ton jupon

Quand les amours perdues

S’en vont bien quelque part

Comment ont-ils donc survécu

Dans les silences, au loin

Absents des champs de bataille

Qui nous font hommes de paille

Moissonnés pour un mot, toujours pris à témoin

Tous ces amis perdus qui sont bien quelque part

 

Tes yeux rouges dans le matin

Sur le blanc posé à plat :

Au soleil, armure ou miroir

Le satin devient souvenir

Une mariée toute en blanc

Translucide porcelaine

Pétales en voiles de soie

Tu déchiffres les fissures

Tous les chemins perdus

S’en vont bien quelque part

L’un cesse l’autre continue

Coupant les bouquets et le foin

Creusant chaque jour l’entaille

Jusqu’à en faire une faille

Où tombent les journées passées à s’éloigner

Tous les instants perdus qui sont bien quelque part

 

Son ombre s’étend à tes pieds

Vos traits sont des lames d’acier

Tranchant le vide du soleil

Là sur le sol vous n’êtes qu’un

Mais en chair vous êtes si loin

Deux scarabées de velours noirs

Une seule flaque de sombre

Des regrets et des mensonges

Où les amants perdus

S’en vont bien quelque part

Désherbées les allées sont nues

Chacune trace avec grand soin

Ce qu’il faut pour que demain taille

Dans le vif de la broussaille

Quel est ce carrefour où se sont séparés

Tous les chemins perdus qui vont bien quelque part…

 

 

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rédigé par le babel - dans principes
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commentaires

emmanuelle grangé 10/12/2011 10:05


je me rappelle, il y avait une fenêtre et les mots de Jilber

hervé pizon 04/12/2011 09:41


là, qu'il est délicat de commenter.

le babel 04/12/2011 10:52



je n'ai pas plus envie d'en dire plus. Tu connais ce sentiment de satiété. Ce qui était à dire, et rien n'est à changer…



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