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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 08:32

Je ne suis pas Lindbergh pour me moquer de l’océan

Je ne suis pas Blériot pour me jouer des brumes grises

Je ne suis pas Vespucci pour te trouver dans l’inconnu

Je ne suis pas Paul-Émile Victor pour briser ta banquise

Je ne suis pas le Commandant Cousteau pour explorer tes coraux

Si tu me cherches, je serai à la maison, comme prévu

 

Ce tantôt je serai ici, pas trop loin,

À portée de toi, sable dans ta plage,

Entre toi et moi, les coussins du canapé

Sont autant de régates et de caravelles,

Attendant que l’âge rehausse leur prix

Pierres en travers des ruisseaux

Pour sauter de souvenirs en désirs

Sentines sous les frondaisons complices

À l’arche entravée de fougères revenues

Chemin de miettes sur la table désertée

En urgence comme chaque matin pressé

Glycine à Roméo pour balcon de Juliette

Longue surpiqûre de réverbères

Crayonnant nos belvédères

Énième poncif des matins dupliqués

Quand l’autoroute bégaye les voitures

Terra Incognita à force d’être vue.

 

Je ne suis

Ni Lindbergh, ni Blériot

Ni Vespucci, ni Victor

Ni Cousteau, ni de Gama,

Mais, moi, je suis là.

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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commentaires

François Laur 03/12/2011 22:43


Erreur grossière de répétition. Mille excuses.

le babel 03/12/2011 23:00



un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de
Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol
littéraire,



François Laur 03/12/2011 22:42


Erreur grossière de répétition du commentaire n°2. Mille excuses.

le babel 03/12/2011 23:00



Mettons cela sur un effet à la Tzara ou Pollock, un genre de Warhol littéraire, un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol littéraire,un genre de Warhol
littéraire,un genre de Warhol littéraire,



François Laur 03/12/2011 19:26


À PAS TARDIFS


 


Ici la langue se voudrait, syllabe après syllabe, buissonnière vigie à l’égard des ramures, sans cruauté d’horloge dire si en août elles servent d’abri, se dénudent vite aux jours brefs,
feuillages emportés par l’aléa du vent, puis te recommander, voix tantôt chiffonnée de nuit, tantôt frangée comme un grand châle pour vocables frileux : « somnole ici », ou
« patiente », ou « vas-y ». La lisière des mots serait prémices et promesse : voici l’aurore, sens-tu sa brise ? Tes yeux, leur luisance bleuit la lauze du ciel, les
fontaines festoient, l’haleine de la ville où s’éveillent épices et boulange embaume. Avec toi reste le seul lieu habitable : avec toi je parviens quelquefois en pays découvert d’où s’offre
une contrée pour une halte sûre.

le babel 03/12/2011 22:59



que j'aime ces dialogues en poésie



François Laur 03/12/2011 19:24


À PAS TARDIFS


 


Ici la langue se voudrait, syllabe après syllabe, buissonnière vigie à l’égard des ramures, sans cruauté d’horloge dire si en août elles servent d’abri, se dénudent vite aux jours brefs,
feuillages emportés par l’aléa du vent, puis te recommander, voix tantôt chiffonnée de nuit, tantôt frangée comme un grand châle pour vocables frileux : « somnole ici », ou
« patiente », ou « vas-y ». La lisière des mots serait prémices et promesse : voici l’aurore, sens-tu sa brise ? Tes yeux, leur luisance bleuit la lauze du ciel, les
fontaines festoient, l’haleine de la ville où s’éveillent épices et boulange embaume. Avec toi reste le seul lieu habitable : avec toi je parviens quelquefois en pays découvert d’où s’offre
une contrée pour une halte sûre.

Fragon 02/12/2011 09:02


Et dans la poussière ?


On  jouerait à "âme vole" au lieu de pigeon-vole.


Culbutants et haut-volants.


Jeu éducatif.


Je.

le babel 02/12/2011 11:09



Je dois faire des changements : des lignes et des pointillés, c'est fait.
J'aimerais mettre une ligne pointillée de sentinelles en plus, hachurer et hoqueter encore la phrase, dans un élan arrêté, le souffle fracturé, béant tel un coffre-fort ou un plexus, parce que la
vie avec la mort se mêlent, s'emmêlent, se mêlent de nos affaires, et s'en fichent ensuite comme du quart. Nous laissant sur la grêve, offerts aux crabes et aux mouettes, cartilage rongé pendant
et après le pique-nique.



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