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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:30

"Comme moi, au bout de tes nuits ?"

 

Comme moi, au bout de tes nuits,

Par la force des choses, tu m’oublieras… 


Ce longueurs dans nos temps en circuit

Ces paroles, antiennes de nos habitudes,

Pashmina opaque tiédissant les certitudes,

Comme l’automne, tu les souffleras.

 

Nous au plus bas, au loin des étoiles,

Par la force des choses, tu raboteras

Le corps de nos mots jusqu’à leur moelle,

Au nom de ce qui n’arrive plus à s’entendre,

Comme copeaux vides, tu les souffleras.

 


Entre les nuages, la lune, pauvre biscuit,

Lentement, me scintillera jusqu’à une Vénus

Astre d’un matin suivant une autre nuit.

Tout sera dit « bien », « beau », sans rictus

Comme foehn au mitan, tu y souffleras.

 


Toi, aussi, affranchie de l’arbre, droit devant,

Au moment de faire pencher la balance

Feuille givrée pour l’hiver, craquante dans le silence

Tu auras oublié mon nom, mon visage et ma peau :

Galbes tutoyant la nuit, nous étonnant d'en aimer d’autres…  

 

Alors, comme moi, au bout de tes nuits,

Par la douceur des choses, toi… tu m’oublieras…

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rédigé par le babel - dans principes
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commentaires

dran 05/08/2011 22:22



Certains diraient "brisons là" ; mais non, nous partons ensemble marcher le cristal. 



le babel 11/08/2011 09:02



Je me fais colchique : vus le temps et mon agenda, c'est la fin de mon été



dran 05/08/2011 21:19



Bien sûr que non. Et ce n'était pas dans un sens antique non plus. Je ne sais pas le sens "exact" de ma question. Mais oui, elle était - toutefois -  un appel à réponses. Dans l'ouvert.



le babel 05/08/2011 21:50



Il faut dire que les suds nous ont passés au crible entre temps, mais comme le dit mon ami A. : "Plus tu pars, moins tu brises". Je n'ai samais su ce que cela voulait
dire, mais je sais que c'est vrai…



dran 03/08/2011 23:08



l'insupportable est-i toujours inéluctable ?



le babel 05/08/2011 20:49



Si tu poses la question du fatum, sommes-nous inéluctabement menés à y répondre ?



anatole2011.over-blog.com 01/08/2011 18:19



oublier jusqu'à l'oubli


enracine l'éphémère


ce souffle texte


souffle l'inhabitable


jusqu'à la douceur


incoercible



le babel 05/08/2011 20:45



Merci ! je me suis appliqué à la rime, car Rolande G. la respecte beaucoup, et tu y lis du souffle, ouf, je n'ai pas été totalement lesté par cette contrainte



Dran 14/07/2011 12:29



... sommes verbe en jachère, déjà chair, parfois trop cher à soi-même, en un ou l'autre sens, voire au duel.



le babel 17/07/2011 10:26



pour les uns la vie est chaire, goûteuse, pour les autres elle est chère, coûteuse…



emmanuelle grangé 14/07/2011 11:08



le verbe ne s'active pas, ce n'est pas pour autant qu'il est passif, il lorgne les saisons aux couleurs idoines, passe un souffle et s'ensommeille



le babel 14/07/2011 11:26



Finalement, nous serons des mots dans des souvenirs, du verbe jadis chair



Dran 12/07/2011 18:29



On se rejoint ici encore. Comme il fait froid parfois. N'oublie pas d'envoyer Rose... 



le babel 13/07/2011 11:46



Belle idée d'E.G que de répondre en fer à droite… Quand j'ai écrit, ce texte, n'en déplaise à Hugo, "Je ne songeais pas à Rose". Le Silesius va t'arriver !



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