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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:17

 

Heinrich Heine, Poème LXXVII variation 3. Merci Emma.

 

Ah ces yeux, les revoilà 

 

 

Ah ces yeux, les revoilà :

L’autre fois, sur moi, aimable salut…

Et ces lèvres, les revoilà :

L’autre fois, sur ma vie, douces tendres…

 

Et cette voix, la revoilà :

L’autre fois, c’était bon à entendre.

Seulement, ce revoilà, je n’y suis plus :

Rentrant chez moi, j’ai changé.

 

Enserré dans ses beaux bras blancs,

Si fermement tout pleins d’amour,

Je suis allongé auprès de son cœur :

Les sens engourdis et à rebours.



(original :

Heinrich Heine

 Ged., LXXVII

Ach, die Augen sind es wieder,

 

 

Ach, die Augen sind es wieder,

Die mich einst so lieblich grüßten,

Und es sind die Lippen wieder,

Die das Leben mir versüßten!

 

Auch die Stimme ist es wieder,

Die ich einst so gern gehöret!

Nur ich selber bins nicht wieder,

Bin verändert heimgekehret.

 

Von den weißen, schönen Armen

Fest und liebevoll umschlossen,

Lieg ich jetzt an ihrem Herzen,

Dumpfen Sinnes und verdroßen.) 

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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emmanuelle grangé 10/04/2013 15:19


les mots m'en tombent tant les tiens au final s'allongent auprès de ceux de Heine. tu ne signes pas, tu aimes sans doute aucun, tu y as travaillé, cela ne se voit plus, cela se sait, cela
s'entend

le babel 10/04/2013 15:44



C'est un si grand poète, que même le souflle, la tenue du tythme est maitrisée…



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