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Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.

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Écho d'un climat, le soir, à Casablanca

Ceci est un écho venu après avoir lu le texte "Climat", et regardé la photo qui l'annonce sur le blogue "dans les rues intérieures".

Je dédie ce poème à son auteur...

coeur-de-ville.jpg

Le ciel est une peau de mouton

Gavée de bourres tout en sueur :

Sa gorge se tend aux lames des lueurs

Et la pluie tombe pleurant des maisons ;

Hier se gerce aux rythmes des moteurs.

Des mains échangent marchandent des moissons

De sucres luisants et de bonnes réputations :

Couteaux brillants à désosser la mort et la peur

 

Un air de décembre se laisse aller sur Casablanca

Un air que Bogart n’imaginait pas

 

Par habitude, du bleu craque dans le sacrifice

Le sang du ciel cascade des toits sur les crépis,

Les ordures, les cagettes de légumes et d’épices.

Sous mon cuir d’étranger, je n’ai pas de répit.

Entre les jeunes toisons des agneaux saignés

Mélangés aux chevelures grises d’une ville âgée

Tous captifs retenus dans la toile d’araignée

Des rites, du muezzin : mariage arrangé.

 

Casablanca se laisse tomber sur l’aïd de décembre

Un aïd que Bogart n’imaginait pas

 

Dans un pauvre frisson, mais de saison,

Des gravats s’éclairent et n’en finissent plus

D’effondrer les stucs et les loggias des colons.

Des monceaux de fêtes coulent dans les rues,

Délabrant un peu plus des souvenirs sans locataire

Décembre devient un gâteau sur du papier glacé

Un voile fin recouvrant le visage de la terre

Et la pluie comme les étrangers ne font que passer

 

Casablanca un soir d’aïd en décembre

Avait cet air que Bogard ne connaissait pas…

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F
<br /> <br /> Merci.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> J'en ai autant à te dire<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> et que dire de ce roman que je vais achever (hop là) et qui, pour une bonne partie, se déroule en Afrique plus au sud où je ne suis jamais allée...<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Les maitres de jadis ne voulaient pas que le soma soit seima, que le corps soit le tombeau de l'âme. En partie parce que le plus grand contient le plus<br /> faible, et donc, l'âme contient le corps et non l'inverse. Dès lors je ne sais où mon corps n'est pas allé autant que je sais où mon corps est allé. Mais tout autour de mon corps, dans un autour<br /> sans limite, mon âme, mon coeur, mes tripes - qu'importe ! - ont pris non un ferry mais un livre, non un avion mais un courriel : et j'ai trainé l'autour de ma pots dans les quatre coins de la<br /> sphère terrestre…Comprendre cela fait voyager sans quitter sa chambre. <br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> <br /> ça chante à pas d'heure<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> ainsi va la musique, et nous derrière<br /> <br /> <br /> <br />
O
<br /> <br /> décembre délabré dément le bleu du ciel et cendre de gris la blanche maison<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> c'est un décembre démembré, en fait…merci d'être passée<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> ici comme là bas tout proche "dans les rues intérieures", aucun decorum, aucune inquisition, mais un regard et un dire de conscience en marche.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Et je ne suis jamais allé à Casablanca autrement qu'en lectures…<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> j'aime beaucoup, c'est plein de scalpel !! Et cela crée un climat particulier, on ne sait trop si l'on s'y soumet où si l'on est dérangé :-)<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Bienvenue, alors, alors, le sentiment est plus vaste que la pensée  : il admet la contradiction<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> <br /> Bogart ne l'imaginait peut-être pas ; mais toi, si. Et avec quelle énergie, avec ton "cuir d'étranger" ! Merci pour ce superbe poème.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> J'avoue m'y être logé comme en une cuirasse, voir la rime à menaces, glace etc.. Dans ce dernier-cas, ne pas bouger pendant le cliché, svp.<br /> <br /> <br /> <br />