Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
Puisque tant d’horizons se chargent, Que la langue grise des rues lèche Les gencives en briques surmontées De diamants prêts à mordre les nuages. Puisqu’une lourde haleine remonte du ventre De la ville par les métros aux portes peintes Avalant les uns...
Lire la suiteBientôt, le blanc va s’en aller L’érosion du caché songe à Ce qu’il faut travailler sous la neige. Mulot de fer, la rouille patiemment ronge Quelque chose dans les entrailles du monde Quelque charrue oubliée sous la terre beige, Quelque rose de juin sous...
Lire la suiteBuées en vapeurs de meringue Le soleil, gypse sur le moka, Le bois givrent des fils de sucre roux. La terre a fondu en ocelles, En des pépites de chocolat, Sueur s’écoulant avec l’allée Rigole de feuilles mortes, Cassonade crissant sous les pas, Boue...
Lire la suiteDe l’air, vite de l’air… Symphonie du souffle y soit : À faire rugir les jalousies À dévoiler les hirondelles Consignées entre les HLM. De l’air, vite de l’air… L’an vante les voiles des îles lointaines Gonfle les moutons comptés sous les lits Facture...
Lire la suiteTu n'y es pour rien, et personne n'y est pour rien. Elle, ses vingt-cinq ans à peu près, et lui Son môme déjà gamin qu’elle a eu en urgence, Elle et les fêtes de fin d’années, les lumières Partout des lumières, surtout les lumières De l’ambulance, et...
Lire la suiteTrop neuves les peurs avouent L'assassinat du passé : Ses bals et ses rendez-vous Ont fini de jacasser… Les voluptés des printemps Divorceront de l'hiver : Les fêtes rares et leurs airs, Nus ne gardent pas d'amant Des jours bleu-gris se dévouent, Flammes...
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