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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 10:16

(Chanson pour Dran XU)

 

Ah s’il pouvait tomber presque parfait

Au moins comme parfois les oiseaux

Tombant sans cesse du tempo 

Se répondent parmi les échos

Quand l’aube caresse la forêt

Que la pluie prend un peu de repos

Pour une fois il serait complet

Sans doute que sa douleur se tairait

Les journées s’ouvriraient

La vie le prendrait et puis le boirait

À grands traits

 

Ah s’il savait prendre son envol

Comme la vie serait jolie…

Un peu, beaucoup à la folie, 

Et rendez-vous dans les atolls

 

Mais il ne voit s’allumer

Que les lampes à demi embrumées

Au-dessus du comptoir dans les roulis

Quand il est rempli d’oubli

Peintre aveugle, ténor muet et sourd

Nommé capitaine au long cours

De la Compagnie des inquiétudes

Lion rempli de lassitude

Imparfait, au présent, affirmatif

Avec un océan furieux en lui

Démasquant les comédies de printemps

Il fait escale sur tous les sièges

Dans chacun des bars de Liège

Parmi les autres seuls

 

Ah s’il savait prendre son envol

Comme la vie serait jolie…

Un peu, beaucoup à la folie, 

Et rendez-vous dans les atolls

 

Un jour il se montrera plus que parfait

Chantant mieux que chantent les oiseaux

Tombant sans cesse du tempo 

Tous reprendraient comme en écho

Dans les villes ou bien les forêts

Toute la pluie douce de ses mots

Faisant pleurer ce qui ne se dit pas

Sans doute que sa douleur se taira

Ses journées s’ouvriront

Et ce sera la vie qui le boira

Pour de bon

 

Ah s’il savait prendre son envol

Comme la vie serait jolie…

Un peu, beaucoup à la folie, 

Et rendez-vous dans les atolls

 

Le voilà qui croit brûler

Des fausses notes accumulées

Au gré des fanfares au creux d’un lit

Sa sueur devient patchouli

Éclats de corps, emmêlés et lourds

Lui, Cristophe Colomb de l’amour

Cherchant parmi les attitudes

Où l’ennui n’a pas d’habitudes

Imparfait, sans futur, impératif

À dompter la noirceur au fond de lui

Retrouvant les feux rougeoyants de l’hiver

Commandant tout ce qui se sert

Dans tous les tripots d’Anvers 

Serrés seul contre seul

 

Ah s’il savait prendre son envol

Comme la vie serait jolie…

Un peu, beaucoup à la folie, 

Et rendez-vous dans les atolls

 

Mais il tombe comme toujours tout défait

Battant des  ailes drôle d’oiseau

Tombant sans cesse du tempo 

Sans savoir que faire de son écho

Chaque arbre lui cache une forêt

Pourtant la pluie ne le dérange plus

C’est avec elle qu’il tombe des nues

Maintenant que la vie s’est tue

Que les volets se sont refermés

Et il aura toute une nuit à boire

Jusqu’à la lie

 

Ah s’il savait prendre son envol

Comme la vie serait jolie…

Un peu, beaucoup à la folie, 

Et rendez-vous dans les atolls

 

Il aura pour s’arrêter

Des visages un peu trop maquillés

Mensonges en vitrine qui sourient 

Promettant ce qui n’a pas de prix

L’épice qui redonne du goût aux jours

Départ avec plein de détours

Loin des corsets de certitudes

Pudeurs que trois fois rien dénude

Si parfaits, dépassés, subjectifs

Une drôle de soif renaît en lui

Plus sèche que le pire des étés

Quand la bière coule en déluge

Dans tous les troquets de Bruges

Seul à être aussi seul

 

Ah s’il savait prendre son envol…

 

 

 

 

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rédigé par le babel
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