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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:13

Je prépare un dernier soupir — le dernier en date, je n'ai nulle hâte — ? Ça vous dit ?

Un soupir beau comme un kiosque de gare, avec pleins de visages figés et d’autres plus vivants : les uns étonnants et en partance, les autres étonnés d’être revenus, en transit, et tout un ensemble souriant sur papier glacé.
Ce dernier soupir, je voudrais vous l’offrir, si vous permette
z :

PFFFFFFFFFfffffffff

Voilà.

J’espère que vous êtes heureux d’avoir occupé mes pensées en un moment aussi important : il n’est pas toujours 17 h 03. Surtout un mardi.

J’ai y ajouté un peu de rappel de plèvre. Ça donne du goût, quand un peu de chair reste accroché aux mots.

Bien ! Cette formalité étant remplie, je vous propose d’occuper le temps gagné à vivre tranquillement sans plus jamais nous soucier de quelque dernier soupir.

Et pour que vous vous en souveniez de ce dernier soupir en date — il y en aura sans doute d’autres, j’ai souvent l’occasion de soupirer, mais c’est en aparté — je vous l’offre.

Prenez-le, soignez-le.

Attention, ces choses-là sont fugaces !

Demain, quand un autre soupir l’aura démodé, en aura fait l’avant-dernier soupir, ne le méprisez pas.

Ouvrez vos mains, laisser tomber le souffle quasi fané.

Là, laissez-le traîner dans le hall de gare.
Qu'il soit soulevé au gré des bouffées tièdes sous les pales des aérateur
s, en une façon de reflet de la verrière sur ces visages en partance, sur lesquels il glissera comme un baiser, un au revoir ou un bonjour : lui partant de son côté et eux du leur, comme font tous les baisers d’ailleurs.

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rédigé par le babel
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commentaires

Pierre Kahane 12/06/2013 23:48

Si savoir expirer s'apprenait ? En voilà une fort belle brise, compliments !

l e b A b e l 13/06/2013 20:48

Il est vrai que la spirale contenue dans inspirer, expirer n’est pas souvent vue. Apprendre à spirer, telle une ammonite, cela ne s’apprend pas, mais on peut oublier, désapprendre ce qui nous coupe le souffle : lignes trop droites et cercles viciés.
Venant d’un orfèvre — il y en a quelques-uns sur les réseaux sociaux — ce compliment m’atteint.
Merci.

emmanuelle grangé 12/06/2013 09:12

les aérateurs comme les pales du ventilateur ?
("et pour que vous EN souveniez"...)

l e b A b e l 12/06/2013 09:21

"et pour que vous EN souveniez", ça c'est à corriger.
"soulevé par le tiède des aérateurs" et puis dis-tu : "les aérateurs comme les pales du ventilateur ", mettons cela en bouche, (puisque tu as vu que je m'applique ces jours à de séquences, mi poétique-mi théâtrale, pour voir comment donner aux lectures plus de présence scénique)...
"Soulevé au gré des bouffées tièdes sous les pales des aérateurs", le mouvement y est, la lenteur aussi.
je modifie (j'ai vu un autre accroc à l'euphonie : je dois le retrouver).
merci.

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