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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 05:48

Le jour s’est blessé en naissant, s’est coupé au muret.

Il laisse sur la pierre un filet d’ocre plus clair, en garance.

Il séchera quand les fleurs s’ouvriront, que les fêlures

S’offriront comme dernier refuge aux lézards brûlants

Ainsi que dans les arènes sèche le sang des toros.

Des mouches viendront y boire après que les seaux d’eau

Auront mouillé les sols, rafraîchi les dalles, emporté le gras.

Et rien ne restera plus de la blessure au coin du jour

Jusque vers le soir quand une autre plaie s’y peindra.

 

Le jour continuera à lever la pâte à faire surgir des villages.

Les foules attendent en dormant de suer de joie, elles sont là pour ça.

Elles ont pris leurs plus belles banderilles, pour garder souvenir

Des crêpes blanches de poussière où les bêtes mugissent

En sentant leur fin venir lorsque sont franchis les murs des arènes.

Les foules ont payé pour voir en habits de dentelles émaillées

Ce qu’ils vivent, tout au long de l’année dans l’ombre.

Au soir venu, il ne restera plus rien de cet orage

Si ce n’est la plaie du couchant, se coupant à l’arête du mur.

 

Le jour s’est blessé, dans son habit de lumière

Puis la nuit est venue en son habit de toro

Alors l’un contre l’autre, ils se sont consolés des hommes.

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rédigé par le babel
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