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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 15:27

Une femme un soir

 Elle poulichait comme un cheval d'allégorie.

Bien sûr, ça sonne plus que ça n'a de sens.

Mais ça vous a un côté plaqué littérature et culture, comme une broche en plaqué or, qui lui va à merveille.

Et son rire sur les romans et poésies qu'elle n'avait ni lus ni écrits, mais déjà jugés, m'évoquait les naseaux des dadas au poil stressé.

Et comme un bijou de fantaisie, elle faisait, dans les conversations, un tour d'honneur, avant de choir mollement dans les crins du sofa.

Et les fleurs qu'on lui jetait me semblaient autant de pétales d'une couronne funéraire

Mais elle, le sachant ou non, s'en moquait

Passagère avec l'instant, à la surface éclairée des choses, sous les flashs,

Soudain déesse de la culture, plus jeune que jolie, plus jolie que belle,

Passagère clandestine dans la permanence, oubliée sous ce qu’on imaginait lui faire subir, selon qu’homme ou femme, on rêvait…

Elle poulichait comme un cheval d'allégorie, vous dis-je…

 

 

Une autre femme un autre soir

Elle flamboyait comme un cheval d'allégorie.

N’allez surtout pas y voir une formule vide !

Oui, ça vous a un côté « j’étale ma culture », comme une splendeur finement ciselé : cela lui va à merveille.

Du cheval, elle avait à la fois la finesse nerveuse qui pose un horizon sinueux où s’asseoir et voyager, et en même temps cette présence insistante des mondes de labeur.

Les idéaux en quête de vue dans les livres qu’elle avait lus avec soin, et sans préjugés, papillonnaient autour d’elle, comme pour demander de prendre chair en elle.

Légère, elle savait, dans les conversations, apprécier les tournures nobles en laissant choir discrètement les jargons et les lourdeurs dans les crins de la moquette

Les fleurs qu'on lui ne lui offrait pas fleurissaient pourtant jusqu’en ses silences attentifs,

Elle, ne parlant que de ce qu’elle savait, se moquait de paraître.

Passagère avec l'instant, elle donnait poids et mesure à la durée, la transformant en désir, alchimiste.

Ni muse,ni pénate, elle, sans souci ni pourquoi, manifestait cette beauté au-delà de l’âge et des modes qui font d’un corps un monde

Elle flamboyait comme un cheval d'allégorie, vous dis-je…

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rédigé par lebabel.over-blog.com - dans archives
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hervé pizon 12/12/2010 11:20



oui...



le babel 23/03/2011 05:48



Mais Monsieur le maire n'a pas encore posé la question : ce oui est bien hâtif !!!! Et oui aux deux, quel appétit ! 



emmanuelle grangé 09/12/2010 20:21


reconnaissante à toi, lady Godiva


lebabel.over-blog.com 10/12/2010 12:21



Lady Godiva méritait d'être connue, et en deux mots est ici interdit.



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