Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 15:43

Le galbe des feuilles mortes

cambrant les reins des violons

sucrés, met en bière tout mon

courage

 

Sous le vinyle une chanson

déclamant les amours mortes

hier, transforme les portes

en cages

 

Un reflet de bakélite

heurtant la clarté des néons

blancs-bleus, me fait regretter

les villages

 

(et dire que je voudrais être

sans même savoir ce que c’est.

En moi s’affaissent, se fatiguent

Des câbles tressés et débranchés

Tous mes liens rien de ligue,

Juste des habitudes engrangées)

 

Tous les murs jusqu’à l’horizon

affichent de nouveaux rites

sacrés, répercutés dans les

étages

 

Quittant l’ascenseur j’imite

ma démarche et mes façons

du jour, passant pour l’un de mes

usages

 

Mes façades ont le ventre lourd

et la démarche incertaine

sous le soleil étalé en

pleine page

 

De leur hall d’entrée, matrice,

Comme arrivant en scène, phalène,

Ébloui et surpris, nait mon

passage

Partager cet article

Repost 0
rédigé par lebabel.over-blog.com - dans archives
commenter cet article

commentaires

emmanuelle grangé 13/05/2011 10:51



clavifeste bis



le babel 13/05/2011 11:07



ter et quinte. Il n'y a que ça pour couper la chique au merle qui salue à tout va, sur deux notes psychotiques,  le petit matin, mais sous ma fenêtre, sans se soucier de mon sommeil.



brigitte fraval 11/05/2011 22:26



Quand sous nos pas la ligne blanche fuit


Vers un horizon trompeur ,


Que de nos prisons ouvertes


Repliés sur la nuit , étoiles mortes ,


Nous abnéguons tout désir d'être ,


La lasssitude poisse à la lumière des matins .


Les heures bleues saignent aux murs d'ombre .


 



le babel 13/05/2011 10:59



Ontogastronie, avec vue sur la coupole de l'Observatoire



Seb 11/05/2011 10:12



Quand les murs parlent...j'écoute!



le babel 13/05/2011 10:57



La cinquième colonne aussi disait : "Les murs ont des oreilles"



Jean-Marc 10/05/2011 19:14



du texte se dégage une fatigue


on dirait une teinte usée


l'impression d'une mélancolie


quant au poète je voudrais lui dire


l'amitié du poème


l'importance de sa quête


et dire qu'il voudrait être


sans même savoir ce que c'est


pose une question incontournable


et qui n'a de réponse, je crois


que dans le voyage qu'elle fait


pour nous atteindre



le babel 13/05/2011 10:57



Le temps, ce barman idiot, sert les basses pressions, dans les bocks alignés, avec des faux cols… Où va-t-on ?



Présentation

  • : Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • : Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
  • Contact

  • le babel
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer

Recherche

Pages