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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:34

      attention : dans les commentaires à cet essai, Emmanuelle s'est penchée avec moi sur le plan de travail.

Lisez les commentaires pour avoir la suite de l'usinage : et proposez vos remarques.

je vais être obligé de traduire mais comment ? Les mots allemands ont plusieurs paliers de sens, et une musique qui ajoute du sens. Gottfried Benn a écrit son recueil "Morgue" en 1912. Rainer Marie Rilke a devellopé le thème des pétales comme paupières des fleurs... Voilà pour le titre.

Morgen vergeben vergessen hat, 
bevor das Werden so werden : sein Essen. 
Die einigen essen, die anderen sind
Die dritte Liedern lesen
unter den schweren schwebenden 
Augenlidern der ebenso Blumen.

Morgen : demain et matin

vergeben vergessen hat,  " a oublié de donner", mais avec une machinerie de sons qui hâchent grâce au préfixe "ver" portant le sens du définitif, de l'irréversible. 

 

bevor das Werden so werden : sein Essen. 

 

"avant le devenir ainsi devenir" ; mais "werden" est un auxillaire qui construit le futur. Il colore le tout.
 

 

sein Essen. 

 

le sien manger le sien, ou bien "être (du) manger". Mais les humanistes sauront voir que le verbe être qui arrive est en décalque latin via 'esse".

Die einigen essen, die anderen sind
Die dritte Liedern lesen

les uns mangent, les autres sont
les troisièmes lisent des chants
Nous pourrions en français dire : Mangent les uns, sont les autres, les troisièmes chantent des chants de fleurs. La tonalité serait présente.

unter den schweren schwebenden 
Augenlidern der ebenso Blumen.


sous les lourdes planantes
paupières des fleurs aussi
ebenso c'est à la fois aussi et toujours et pareil ainsi
pas facile de traduire : c'est laid en français.

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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commentaires

emmanuelle grangé 02/06/2012 18:00


ploc, un autre courriel !

le babel 03/06/2012 16:04



oui, lu !



Sylvie Lemarié 02/06/2012 14:10


Merci


 

le babel 02/06/2012 14:15



C'est presque fini, sais-tu.


une coquille s'est glissée dans les drniers vers, et une rondeur en bouche s'y ajoute. 


Le plus compliqué sera de traduire : je vais lancer un appel sur FB ! 



emmanuelle grangé 02/06/2012 13:11


je renifle le grincement des rouages, j'attends ton esprit de parfum.


oui, c'est agréable. Peut-être Matthias Boss ajoutera-t-il l'utile ?...

le babel 02/06/2012 13:57



oui, j'ai envoyé un clin d'oeil à Matthias  : le tocsin, peut-être ?


 


Welchen Morgen hat vergeben vergessen ?


Bevor das Werden so wird :


Es diesen reinen weisend Essen sein.


Die einigen essen, die anderen sind


Lieder lesende Dritten :


So lange der Geist der Blumen einbalsamiert,


Ersten Licht des
Abends, in den schweren Augenliden


Schwebt.


 


(Oh non, attention  : Celan à dix degrés devant !)
 


Si là, tu crois que la messe est dite, co-mettons donc en consignage.


Il y a bien G. Benn dans une thanatopraxie évoquée, R.M. Rilke dans son adjectif fétiche (rein) et son Thema du mouvement, des fleurs, de
la simplicité et des possibles vies ou morts.


Le jour y est lu, du matin au soir. Unité temporelle. L'unité de lieu est aussi ferme. Idem la troisième : le classicisme est donc on ne peut plus présent,
sous le vernis moderne.


 


Sais-tu que c'est beau, et qu'enlever une virgule fait naufrager le tout ?



emmanuelle grangé 02/06/2012 09:51


absolument pour les Dritten !


 


Welchen Morgen hat vergeben vergessen ?


bevor das Werden so wird : sein Essen.


Die einigen essen, die anderen sind


Lieder lesende Dritten


wie die Blumen


Unter den schweren schwebenden Augenliden


 


(oder :
Die unter den schweren Augenliden schweben)


 


 

le babel 02/06/2012 10:49



C'est agréable un atelier en état de marche !
Ainsi, d'autres échos sont happés par le maelström,  signe que ces mots sont soudés à un champ culturel, tel que le "wirst was du bist", et
d'autres.
Maintenant, il ne manque qu'une pièce du puzzle : inclure dans les deux derniers vers les notion d'esprit et de parfum, pour adjoindre le mythe du berechit à
l'insistance de la dispartion du réel et du songe.
On y st presque ! Ensuite, il ne restera plus qu'à usiner une translation française, et à la co-mettre en ligne sur nos apges. 



emmanuelle grangé 01/06/2012 23:55


t'es pas tout seul, Jeff, un courriel dans ta Briefkaste !

le babel 02/06/2012 00:59








Oui, tu me dis :


 


vergeben vergessen gehabt


bevor das Werden so wird : sein
Essen.


Die einigen essen, die anderen
sind


Die unter den schweren schwebenden
Augenlinden 


wie die Blumen ebenso,


Lieder lesenden Dritten


 


J'entends. Sur les points où tu as raison, le
rabot amène :


 


Welchen Morgen vergeben vergessen hat
?


bevor das Werden so wird : sein
Essen.


Die einigen essen, die anderen
sind


Lieder lesenden Dritten


als die Blumen ebenso


Die unter den schweren schwebenden
Augenlinden 


 










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