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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 04:01

Au bout du monde,

Court un désert

Au bord du désert,

S’écoule une rivière

Au bord de la rivière,

Se trouve une ville

Au bord de la ville,

Se couche un homme

Au cœur de l’homme,

Couve un feu

Au cœur du feu,

S’écroule la Syrie.

 

Au cœur de la Syrie,

Les fenêtres sont des meurtrières

Corps à corps,

Les Syriens se couchent meurtris

Ville par ville,

En Syrie accourent des meurtriers

Rivière de rivières,

Le syriaque coule en sang

De désert en désert,

Le sable recouvre les corps syriens

 

Des humains se couchent pour ne plus se lever

Un par un, dix par dix,

Au bout du monde

Au bord du désert

Au bord des rivières

Au bout des villes

Morts

Au cœur des hommes

Au cœur du feu

Au cœur de la Syrie

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rédigé par le babel - dans actualités
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commentaires

anatole2011.over-blog.com 28/07/2012 17:23


ces cris ces morts, cette haine que nourrissent les grandes manipulations idéologiques, politiques, religieuses, c'est là l'Histoire et son scandale, ces mensonges de sang, pas des fleurs de
sang, non, mais des ornières et des charniers, des torrents des ossuaires et la négation des amours humaines et quotidiennes, cette immense douleur, ta parole écrite nous la redonnes afin que
nous soyons autre chose que cet oubli auquel nous convie le monde et sa fureur

le babel 08/08/2012 15:51



la chair de nos vies



kamel brahim 18/07/2012 09:19


MON CORPS DE SANG ET MES VETEMENTS DE SABLE NE SOUFFRIRONT PLUS JAMAIS SUR CETTE TERRE ...

le babel 18/07/2012 10:59



Pourquoi "sur cette terre" ? Est-ce une promesse de vivre heureux ici-bas, ou au contraire un renoncement à un tel bonheur ?



soleildebrousse 17/07/2012 17:20


zut j'ai corrigé mon adresse. Il ne faudrait pas croire que je me cache.

le babel 17/07/2012 18:26



Tu n'es pas cachée ! À ton tour de compter jusqu'à 50 !



soleildebrousse 17/07/2012 17:18


Pourquoi vingt personnes aiment-elles cela et pas une ne te l'écrit ?


Quelle route empruntes-tu pour dire la douleur. Des pouces levés en signe de révolution - cirque ?


Je coupe la radio, je ne veux plus entendre ce qui se passe ici ou là - dépêches qui trainent de salle de rédaction en salle de rédaction, lues des trémolos dans la voix par des stagiaires
heureux/ses de faire leurs premiers pas derrière un micro de radio.


Tu dis la douleur tel le chant mélodieux du muezzin en arrière duquel l'ombre d'un diable à la bouche tordue se frotte les mains. Sur sa tête un drapeau étoilé noué au dos de la nuque - raide.


Bon, moi, je lis, je lis, je lis.

le babel 17/07/2012 18:26



À leur défense, certaines l'ont dit sur Facebook où se trouve un lien vers cette page. J'ai dû prendre l'habitude péniblement de ne pas recevoir de
commentaires. L'autre jour 100 personnes ont lu un poème, et deux y ont réagi en mot, une poignée avec un pouce levé. 
Ensuite, la douleur et le cri. J'ai hésité à écrire cela, car je me méfie de ceux qui volent aux endeuillés la seule chose qui leur reste : la parole,
le cri. Mais le sourire niais d'un journaliste fier d'être au centre de l'écran lorsqu'il a annoncé la commémoration (l'anniversaire disent certains !) de la rafle du Vel d'Hiv, ajouté au silence
autour des morts de Damas, qui ne peuvent plus crier que par nous, tout cela m'a mis en colère. Je ne t'ai pas même prévenue : je t'entendais quand je corrigeais, amendais, gommais le
brouillon.
À bientôt… 



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