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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 09:49

Écologie ?

cf. CNRTL, je cite :

"Empr. à l'all. Ökologie (composé du gr. oïkos « maison » et de logos « discours »), terme forgé en 1866 par le zoologiste et biologiste allemand E. H. Haeckel [1834-1919], relevé dans la préface de son ouvrage Natürliche Schöpfungsgeschichte 1867 (d'apr. Encyclop. brit., s.v. Haeckel) ; l'empr. à l'all. s'est peut-être fait par l'intermédiaire de l'angl. œcology (1873 tr. Haeckel's Hist. Creat. Pref. ds NED)".

 

Récente idée… ceux qui limitent l’écologie à la protection du hamster sauvage d’Alsace car il y a des hamsters sauvages en Alsace, oui – confondent écologie et bionomie*.

 

L’écologie c’est l’art et la manière d’habiter la maison commune.

 

L’écologie c’est l’art de la collocation de l’immeuble « terre », dont aucun habitant n’est propriétaire. Ça cause dans certains salons sur l’hypothétique propriétaire : à chacun sa théorie : le problème reste entier si problème il y a. Le plus gros brouhaha de l’immeuble « Terre », où des rongeurs gitent, des plumiers nichent, des poissons résident, des messies crèchent, et où j’habite, c’est l’éternel débat : qui a marché sur les pieds de qui, qui a pris la place de qui. L’arche de Noé ? Une rigolade à côté ! Juste un couple de chaque espèce et pour quarante jours, avec les trucs qui nagent à l’extérieur…

 

« Oïkos », dans écologie, c’est la maison, la maison commune.

 

L’écologie, donc ni la bionomie, ni « l’écolocratie » des politiques, c’est trouver sa place dans la maison commune, à l’étage « espèce humaine », sans annexer la chambre d’à côté, et encore moins l’étage réservé à telle autre espèce. Dans le frigo immense de l’énorme réfectoire, l’écologie, c’est de ne pas profiter d’un moment de confiance pour vider les réserves des Soudanais de l’autre palier. L’écologie, c’est nettoyer les escaliers pour que les locataires d’en bas et ceux d’en haut ne soient pas reliés par des ordures qu’en théorie on ne dépose pas dans le jardin commun.

 

« Oïkos », dans écologie, c’est la maison, la maison commune.

 

L’écologie sait bien que, résidents de l’immeuble « terre », nous n’avons pas d’autre endroit où aller. Nous, c’est-à-dire chacun des résidents. Puisque chaque résident effectue une part spécifique de la maintenance, en expulser une seule espèce de son palier, de son appartement, est risqué pour tous. Quand le toit aura une fuite, il n’y a pas que les termites qui apprendront à nager. L’écologie ce n’est pas agiter un drapeau vert devant des prédateurs politiques daltoniens : ça, cette corrida déguisée, ce n’est qu’utiliser les problèmes de l’immeuble pour prendre le pouvoir sur un groupe d’humains. La plupart des militances, parce que « miles » veut dire soldat, sont des guerres inavouées. Je suis écologique, parfois, mais écologiste, non.

 

« Oïkos », dans écologie, c’est la maison, la maison commune.

 

Et vous tous, silencieuses lucioles, selon vous, aujourd’hui, quelle serait l’urgence écologique, et non écologiste ?

 

 

 

Note
 
* « bionomie : (CNRTL) : "Partie de la biologie qui a pour objet l'étude des rapports des êtres
vivants avec leur milieu et entre eux ». Et la biologie, comme toute science
dure, n’a pas de cœur".

 

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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commentaires

Brigitte Fraval 20/08/2011 22:14



J'aime beaucoup l'écologie expliquée de cette façon ! Tout à coup le mot me fait moins peur ou du moins ne me hérisse pas le poil .Peut être serait il utile de le donner à lire à nos politiques
se réclamant de cette même écologie.Remettre l'humain à sa place , les deux pieds dans ses bottes , pas dans celles du voisin .


Y a du boulot !



le babel 02/09/2011 03:20



Bienvenue à la maison, dans un petit royaume sans majordome…



anatole2011.over-blog.com 15/08/2011 14:22



J'aime bien découvrir, par ce texte, l'idée contenue dans le mot écologie de maison commune. Or, je me suis rendu compte au fil du temps que ni la justice ni l'égalité ni la fraternité ni la
responsabilité ne sont au rendez-vous lorsqu'il s'agit de faire un effort individuel soutenu et prolongé afin d'adopter des comportements qui aideraient à mieux habiter et partager cette maison
commune. Donc, l'urgence écologique pour moi serait d'abord de prendre vraiment conscience des problèmes qui empoisonnent notre relation à cette maison commune puis, d'y réagir en se
responsabilisant individuellement, avant de le faire collectivement. Vivre à hauteur de ses idées n'est pas chose si évidente et bien peu sont prêts à modifier leurs automatismes confortables
pour y arriver. Un mouvement fort est toujours le fruit d'une idée qui s'est d'abord incarnée dans le quotidien d'un ensemble de personnes et dont on peut mesurer les effets par le changement
qu'il provoque.



le babel 15/08/2011 14:36



Ciel ! (ou Terre, ou Mer, ou Feu si tu préfères…) tu as donc concsience d'être vivant biodagradable et biodégradant : tu es donc élologique et non écologiste
! Bienvenu aprmi ceux qui sont consaguins de toutes choses…



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