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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 11:43

Accrochez, Messieurs Dames ! Accrochez

Vos désirs à la hampe de mes drapeaux !

Je vous promets non pas cent, ni deux,

Non pas trois, mais une, juste ce peu, mais entier

Une et la vraie, je vous le promets : le Happy End.

 

Il ne vous reste que quelques ricochets

Sans flipper sur les bumbers des arguments

Ni psalmodier les antiennes de bons sentiments

Sans faire scintiller les ultras bonus, les tops ten

Mais, dans votre chargeur, j’ai mis l’extra balle.

Promis : à vous le paradis. C’est garanti banco.

 

Pas un départ falsifié pour une grande cause,

Ni un chemin de survie galonnée de national :

Je vous assure que ce sera mortellement

Ennuyeux, et sans gloriole aucune.

Chez nous ni houris voluptueuses

Ni aucune réincarnation douteuse.

Au milieu des martyrs assassins, vous

Serez les seuls à mourir gratis, incognito.

 

Accrochez, Messieurs Dames, accrochez !

Vos rêves à mon portemanteau de peaux

Ici, on mue à l’avare, pas comme les reptiles.

Pas de mort paisible avec des ocres

Dans la lumière derrière les stores

Le révérend caressant vos cheveux blancs

Et les militants levant le poing, émus

Même pas la mort révoltée et criée

Je n’ai ni justice ni injustice en stock.

 

Accrochez, Messieurs Dames, accrochez

Vos combats aux ailes de mes moulins !

Je vous promets la mort : basique. Standard.

Pour nous pékin, c’est du sur mesure.

Mon offre est honnête : trouvez donc mieux !

Je vous promets juste le possible.

 

Le reste, il y e a des tonnes d’autres,

je vous les vends : je ne m’en sers pas.

Les morts en première page des combats

Les bombes les pesticides et les fanatismes

Oui, je vous vendrai celles-là, si vous voulez.

Sur commande, vous aurez des idéaux,

Garantis sans réfutation sur contrat

Et même le nom de mes avocats.

 

Mais, gratis, je vous promets la base

La mort simple, un ruban noir et un faire-part :

De quoi rembourrer de paille les jours d’avant

Cette paille où, dit-on, se cachent les amants

Dans les fenaisons d’Hollywood. Et puis : « Coupez ! »

Ayez confiance… je sais de quoi je parle.

Je sais ce que je vous promets :

Je suis la vie cent mille fois répétée

Chuchotée, estompée depuis toujours.

 

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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