Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 05:56

L’eau étendue comme une aile de corbeau glacière jusqu’aux dents

La plage sans oisif à peine quelques mouettes de cendre

Comme une dévorance qui serait comme une faim

Comme par tous les comme déposée un peu plus loin

Sous des pulls et des sous-pulls d’images et de mailles

Couches de couleurs pour se protéger de

 

La terre étendue comme une aile de colombe glacée jusqu’au bec

Les rues abandonnées à de rares corneilles, à des vapeurs

Comme des mouches de neige gobées une à une

Quand elles effleurent la bouche en jais du lac.

Quel est le nom du roi de la boue rêvant de pluies 

Et de poches d’herbes entre les miroirs où

Le ciel coulera à l’envers dans chaque empreinte de pas ?

 

C’est la fin de quelque chose en noir et blanc

Le bout d’une terre en vase close

Vase gelée où le cristal se mélange aux fleurs de givre

Plus tard, cette sauce du chaos se défigera :

Les chairs émincées pour le printemps, tendres éclats

Remonteront en surface, couvertes d’herbes et d’arôme.

Pour l’heure, la mer garde ses noyés en sa cuisine

Tout reste gélifié sous le gras des derniers jours d’hiver.

Partager cet article

Repost 0
rédigé par le babel - dans actualités
commenter cet article

commentaires

emmanuelle grangé 13/02/2013 10:07


l'art d'accommoder les restes

le babel 13/02/2013 10:36



Ce n'est pas toujours champagne.
Ce n'est même pas souvent "champagne !".
Mais ce sera cela, l'odeur délicate de la nostalgie. 



Présentation

  • : Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • : Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
  • Contact

  • le babel
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer

Recherche

Pages