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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:32

(le titre est illusoire, j'attends vos propositions)

 

La ville est striée de taches de bruit

Frappes de cris, fabrique d’ennui

Où des mâchoires claquent au gré

Du vent qui emporte… peu importe.

Il fera toujours soir quelque part.

J’ai une île falote, mais bien douce

Qui vient à son heure et son envie

 

La ville embaume ses sacrifices

Vierges dorées, en tissu lamé

Que des mâchoires mordent au gré

Du vent qui radote et rabote

Le tranchant du soir sur le départ

Vers les îles désertes, mais si douces

Venant à leur rythme et leurs plaisirs

 

La ville fume des calumets de la guerre

Hachis de cœur, parfums d’usine

Que des mâchoires lâchent au gré

Du vent qui râpe et puis dérape

Sur les épines des buissons rempart

Des bords en franges de la baie douce

Où sac et ressac se déjouent de tout.

 

La ville mitraille par modes de saisons,

Sous cellophane. Ailleurs, le temps passe

Avec pertes et fracas, armes et bagages,

Emportant en ses crues, les dernières fois.

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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commentaires

emmanuelle grangé 31/03/2013 13:30


le printemps aura beau se faire désirer, ai vu encore hier des filles des gars en blouson léger en sept degrés, un lot de consolation en main monter dans le tram rutilant à la station Foire du
Trône

le babel 31/03/2013 18:07



Il est beau, il se fait désirer : quoi de plus naturel ?



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