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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 00:38

Avez-vous buriné ce silence 

Souffle retenu, tension matinale

Quand on la ville attend le moment du départ ?

Avez-vous senti ce soupirail

Là où le silure gluant se délecte de vase,

Là où les poissons geishas avance leurs yeux de bathyscaphe.

Là retenu par la rambarde devant le cañon

C’est encore la nuit, pas de lumière entre la pâte d’encre

On ne voit rien ici : Fiat lux.

Et que s’estampe le silence

Écartelée la carcasse gémit

Ses plombs disjoints par des pauses

Et les cabochons se séparent pour

La chanson de mes gestes.

Éclaboussée de couleurs

Dans mes vitraux enfin éclairés.

C’est le vent, le souffle, l’haleine des foules,

Cristallisés en dedans, dispersés au-dehors.

Tout cela dans un simple pâton de silence

Un créneau qui en appelle un autre

Par la bague d’un pigeon voyageur,

Dans la noyade de l’arrière-cour qui pleut sur les géraniums.

Il n’y a rien de plus sérieux.

Les idées se troquent au cri des hâbleurs

Les résolutions passent avec leurs fanfares

Le silence demeure, ménage, briquette.

J’ai écrit le blanc entre les mots,

Pour qu’à l’avenir, ils soient ronds comme un regard.

 

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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commentaires

sophie 24/12/2012 21:45


c'est ça le plus difficile;écrire le blanc entre les mots...

le babel 01/01/2013 15:43



L'invisible, l'impalpable : la matière des choses. oui.



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