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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 11:40

Tout s'épuise dans des gestes

 

Un jour, la terre m'a mis bas

- l'écorce de ma chair le sait -

Je tremble pour de la neige

qui vient déposer tranquille

sur l'horizon inutile

trois ou quatre reflets beiges

 

Les eaux coulent, entrelacées

de feuilles qui ne volent pas

Les rues écartent grand leurs bras

Sans jamais pouvoir s'embrasser

 

Un jour, le ciel m'a mis haut

- l'échancrure du cœur le sait -

Des flocons gris dans les phares

S’effilochent, malhabiles

Où les voitures se faufilent,

Dans le blanc devenu rare

 

Les vents passent entrelacés

dans les branches de mon repos

les néons chantent en duo

des rythmes sourdement cassés

 

Ici et là, seul le temps reste

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rédigé par le babel - dans de vous à moi
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commentaires

emmanuelle grangé 26/02/2013 10:24


juste "que le blanc devient rare"... il n'y aurait pas réelle claudication ?

le babel 26/02/2013 10:38



Oui, tu touches le problème de ce poème. mais je vais trouver, je vais trouver…



emmanuelle grangé 19/02/2013 10:19


que le blanc en devient rare : me
demande si enlever "en" désaccorderait ton arpège...

le babel 19/02/2013 12:32



Tu as raison il y a un hiatus.
Pour conserver le rythme, on peut le remplacer par "y". 
Mais l'écho dilué du son "an", comme les flocons répétant leur disparition, y survivrait-il ? Est-il nécessaire ?


À ton avis ? 



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