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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:51

 

Elle dit, elle, elle dit : « dis… » 

Entends ! Les oiseaux chantonnent

Tout près à travers des bouquets de pluie

Nulle emprise

Le ciel, lézardé, tu l’as vu ?

Plein de rondes chevelures,

Vieilles tignasses du jour, grises blanches,

Tout au bout là-bas au fond, quasi noires.

 

Elle dit aussi que, mais non, tant pis

Que nenni c’est fini c’est parti

Arrivederci ses vingt ans

Elle soupire

Mais c’est bien, tu vois, ça va

Le cœur déglacé à vif d’une lichette de vin

Au chaud les caprices : le temps se dégrise

Le jour s’étire par-dessus le soir

 

Elle dit : tu sens après les lilas avant les foins

Les jardins distillant des odeurs de feuilles

Surgissent dans un été rapide tel torrent

En surprise

Vitrail entre giboulée et rentrée

Elle dit, elle dit, plus lentement à contretemps

Que les petites brumes boiront de la suie

 

Elle dit, elle dit ainsi fi à l’ennui

L’herbe coupée au pied de Barnabé

Résonne parmi les courtes nuits

Et vocalisent

Les semailles en route vers la moisson

Elle ne dit, ne dit plus rien :

Le soir tombe, goutte après goutte

Elle dit son rien, écoute.

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rédigé par le babel - dans principes
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commentaires

Brigitte Fraval 15/06/2012 14:28


Je dis ,je dis qu'il y a là de la douceur ,dans la pluie ,les parfums ,les images ,et que ça fait un bien fou .

le babel 15/06/2012 16:06



Tu peux si le le veux dessiner la grève de Tibidy en arrière-paln, avec la colline de Kerascoët, vers Guasquelliou.



soleildebrousse 13/06/2012 10:00


Bien vu, bien lu, et très bien entendu.


Quelle virevolte.

le babel 13/06/2012 10:40



Une case sans doute mal cochée quelque part bloque l'envoi de mes courriels depuis hier. Je t'y disais que tu avais raison. Si toutes les secrétaires
pouvaient comprendre comme toi : regarde, j'ai intégré tes remarques qui m'ont contraint à réécrire tel ou tel vers. Merci.



emmanuelle grangé 12/06/2012 16:38


comme de grâce tu dis ! Cet Accusé me troue les yeux, alors, forcément, les larmes.

le babel 12/06/2012 16:52



Dans ma cour, il vient de pleuvoir et il va pleuvoir, c'est pouqruoi j'entends les oiseaux : et chez toi idem ? Tu sais lire. De facto, tu ne l'as lu in
petto. Et tu as reçu les sons sans protection, cependant pour te consoler, je ne trouve qu'à te promettre de tenter de remettre ça une autre fois !



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