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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 21:30

Étranges sont ces durées félines

Tournant sur la pointe des secondes

Tenant des heures sur les hallebardes

De leurs talons hauts, vespérales

Étrangement feutrées, quasi feulées

Tous leurs entrechats sont gris

Autant que les regards immobiles

 

Les reins éperonnés par l’ennui

Partagé comme un long cathéter

Perfusant une phalène sur un bout de clarté

Oublié par l’ombre : erreur qu’effaceront

Les premières surpiqûres sur la vitre

Au tout petit lever du début du jour

Reflet dans des pupilles usées d’attendre

 

Un cuir poinçonné s’étend étoilé

Sa toile recule rivet après rivet

Il grince, comme la ville ronfle

Avant l’aube elle souffle rauque

Faiblement du bout des moteurs

Quand tourne ce qui peut bouger

Tout ce qui ne peut pas dormir

Toutes les paupières ouvertes

 

Aucun goût, aucun trait, aucune épice

Pas plus d’utilité que d’agrément

Un pointillé longe un fleuve de fatigue

Sans berge où affréter une navette.

Couchés dans un lit de rêves taris

Pages enluminées du repos,

Nos songes brilleraient d’eux-mêmes :

Reflets dans un regard neuf au matin

 

Catafalque ou baldaquin,

Bordures de lit parsemées de leurres.

Sous la tente lente de l’insomnie,

Les yeux ouverts par habitude

Sur l’épaisse toison de la pénombre

Je me demande dans le noir épais

Qui a bien pu nommer blanches

Toutes les nuits sans sommeil ?

 

juiller 2012 

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rédigé par le babel - dans principes
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