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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 21:17

Tu te poses tranquille dans mes bras quand je dors

Je m’éveille surpris de te voir déjà dans tes atours

De nuit ou de jour, tu fais de chaque heure ton aube

Plus je te fuis, moins je bouge, ou me dérobe

Aux lancettes de feu et de glace ouvrant ton jour

Comme un trois-mâts forçant pour accoster au port

 

Je deviens ton île privée, tout témoin par dessus bord

Tu ne me crois pas quand je fais l’aveugle ou le sourd

Je reconnais l’odeur de ta sueur lorsque tu m’érodes

Et tous mes rivages s’effondrent, ta marée me brode

Ses médailles perlant à mon front, tout se dérobe

Sauf toi corsaire sans joie autre que de voler mon corps

 

Mais nuée ou déchet volant au vent sans raison ni tort

Tu découcheras : tout te paraît être à toi, à l’entour

Mais je te le jure, on trouvera ton dernier épisode

Tu seras congédiée, ce sera enfin pour toi l’exode

Et j’espère que ce sera un adieu pour toujours

Chère douleur, bientôt ce sera la fin de tes temps forts…

 

Et alors je m’endormirai, sans que ce soit un effort.

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rédigé par le babel
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Emmanuelle Grangé 15/06/2017 11:03

si seule la chaleur pouvait nous être douloureuse cet été...

l e b A b e l 15/06/2017 11:05

Wittgenstein nous l'avait dit : "je ne peux avoir mal à tes dents". Mais nous pouvons avoir mal ensemble de nous savoir douloir.

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