Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 16:18

(en écho à Patrick Dreux)

Quand  la pluie tombe sur la neige, et qu’alors

le livreur de l’aube vient se garer, en or,

les habitudes amènent cet imbécile

soleil en pleins phares, en double file,

déposant son matin sale, repeint de frais,

s’appliquant au tableau pour tracer à la craie

les pleins et les déliés de la boue grise…

 

Si dans la neige, soudain montait la ville

enrubannée d’algues, de coquilles fragiles,

sous le flux montant, les immeubles tangueraient,

puis prendraient le large. Les congères seraient

les vagues traces d’une terre trop ferme,

disparaissant dans la brume, femme blême

avec son air de suffragette incomprise…

 

À quoi sert d’aborder au levant

mythique, recherchant des graals époustouflants,

avec la neige flottant dans les rigoles

soulevés par le courant, en farandoles,

si nous gelons au soir, alchimiques cristaux,

colonnes claires d’un autel rococo ?

Un réveil mouillé lavera la méprise…

Partager cet article

Repost 0
rédigé par le babel
commenter cet article

commentaires

Cathy D. 31/01/2017 10:26

Je reste sans voix, la bouche peut être emplie de neige.

l e b A b e l 31/01/2017 10:33

Merci beaucoup.
J'aime bien, comme tous les lettreux, que mes mots prennent place dans la bouche des lecteurs, et son dans leurs voix.
Il faut toujours relire un poème à voix haute, comme si on expliquait une émotion à quelqu'un de bien précis, ou avec son art si on est acteur.

Présentation

  • : Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • : Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
  • Contact

  • le babel
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer

Recherche

Pages