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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 04:07

Toi, la douleur…

Puisque tu es là rends-toi un peu utile.

Apprends-moi ces choses qui font passer pour sage

Tu es une mer trouve-moi une plage

Où m’échouer dans un bien-être futile

Je serai ce meuble précieux sous la cire

Où les années gravent la force de leur empire

 

Arrête de me saigner je t’ai bien entendue

Te laisser le dernier mot : ce ne sera que non.

 

Toi, la douleur…

Je ne suis pas le premier Vénus des carrefours

À te parler te demander de te taire

On sait comment tu as broyé Baudelaire

Dans l’ombre et la peur tapies dans la chute du jour

Munch t’a fait la leçon en couleurs précises

Tu n’es pas un requiem, ici n’est pas l’église

 

Arrête d’insister, chacun te sait trop goulue

Quand je me tairai parlera le silence nu

 

Toi, la douleur…

Tu ne hurles jamais tu chantes tes rengaines

Tes soupirs déprimés recouvrent les rires

Ton regard assombri lorgnant dans mes veines

Repoussant sans cesse les limites du pire

Grincement dans mes poulies et mes cordages

Tu brises mes membres m’appelant au naufrage

 

Stoppe tes promesses et le flot de tes maux

Quelle que soit la façon, j’aurais ce dernier mot

 

Toi, la douleur…

Installée tu t’es réservé une suite :

Vue sur la mer dans mes châteaux en Espagne.

Cette fois passe à la caisse ou prends la fuite.

Ne viens plus te souler avec mes champagnes :

Toutes mes fêtes lentes se passent de toi.

Aucun verre à briser ni d’éclat de voix

 

C’est perdu pour toi écoute le silence

Le bonheur est entré en convalescence

 

Toi, la douleur…

Tais-toi, faux miroir aux dix-mille facettes

Tu ne m’as rien appris sinon tes caprices

Tu n’écris que de vagues cicatrices

Sans morale ni sens sans queue ni tête

 

Je connais maintenant ce qu’est l’indifférence

Des arbres, des forêts, des chemins, et des fleurs

Tous des sourds, qu’on s’ébroue de rires ou de pleurs

Ils font peu de cas de nos joies, nos souffrances.

 

Allez, chère douleur,

Tu es folle et traitre sans aucune raison

Oublie-moi : efface-moi de tes registres

Au moins pour la saison…

 

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rédigé par le babel
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commentaires

Emmanuelle Grangé 11/03/2016 14:55

si tu arrives à sommeiller les références littéraires et cie, ça donne quoi ?

l e b A b e l 11/03/2016 18:02

ça fait mal…

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