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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 03:04

Je n’ai pas de mots pour la douce douleur

Qui serpente au réveil de septembre

Le jour tarde déjà et le froid s’annonce

Le plaisir du labeur combat la peine du travail

Où sont les journées sans horaires comme

Des clairières où ailes et fleurs savaient virevolter ?

 

Je n’ai pas le temps d’attraper les couleurs

Passant si vite vers la suie via l’ambre

Il ne verdoie plus guère que les ronces

Elles aussi rouillées, mordant le chandail

Où sont les légèretés entre deux sommes

Où un seul impératif savait me révolter ?

 

Je fais mes tâches en salaire sans saveur

Pour oublier combien je plie, je me cambre

Dans le demi-jour où sage je renonce

À dire ses quatre vérités à cet épouvantail

Dans mon miroir, là où me regarde un homme

incapable de savoir à la fois semer et récolter.

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rédigé par le babel
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emmanuelle grangé 09/09/2015 10:16

déjà bien en bouche, ce croquis où à première lecture les couleurs primeraient, où ensuite arrive l'image épouvantail

l e b A b e l 09/09/2015 21:07

Courbet avait de la chance dans son miroir !

Sdb 08/09/2015 12:47

Être dans le tic et attendre le tac. L'espoir d'un mieux est dans l'observation du balancier...

l 08/09/2015 13:28

Merci, M'Dame : je sais ton œil fin. C'est un croquis, aussi suis en train de réfléchir à mettre en ligne sa métamorphose en poésie pétrie à la main.

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