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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 03:24

Sur le parapet du Pont-Neuf
S’asseoir pour aucun départ
Certain que tout ça, c’est du bluff
Ce pont est un vaisseau de voyage immobile
Qui nous ment de beaux rêves, nous vente
Des visions d’océans, de silences volubiles
Ce n’est pas ici que sont les oiseleurs


 

Mugissement pause claquement secousse
Du métro, dont les affiches nous détroussent
Trouver un havre, pour s’installer au comptoir
Éplucher un œuf, regarder tomber le soir
Gober ce monde, ses villes et ses campagnes
Des prisons vendues pour pays de cocagne
Où personne n’attend le cri des oiseleurs

 

Les oiseleurs…
Prenant le soleil levant au creux de leur main
Comme un oiseau dans une bulle de savon
Ils lui ont montré le ciel et lui ont tendu le rayon
Jusqu’à ce que l’aube rassurée finisse funambule
Par y marcher toute seule, au milieu des oiseaux

 

Laissez donc sortir le cri des oiseleurs

 

Tandis que la nuit peu à peu s’endormirait
Les ombres viendraient allongées, alanguies pour rêver
À la face cachée des hommes sous la pudeur du ciel
Nos matins seraient les rêves de nos pénombres
Alors un frisson rassuré monterait fleurissant
Sur le dos des passants, s’étalant en ailes ouvertes
Qui au cri des oiseleurs, nous emporteraient pour de bon

 

Mais où et qui sont donc les oiseleurs ?

 

 

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rédigé par le babel
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