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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 22:47

Un deux trois, mon ami s’en va.

Il est à deux doigts de la vie,

Mais ce n’est plus la vie, sa vie

Quatre cinq six, le soleil en tas

Balayé comme un vieux débris.

Idem, demain, un autre viendra,

Au soir, il claquera aussi.

Drapeau fané de nos étés.

Sept huit neuf, tiens, voilà la fin.

 

Alors, oui, donc, je me mets là ?

 

Fin, calme des grandes marées,

Étal, hors saison, gravées au burin,

Gisant d'eau, affichées, posées, amarrées

À dix, la fusée s’envole. Enfin, le bois s'en va.

Moi, je reste là.

 

Moi sans lui je compte de neuf à neuf,

Sans pouvoir aller au-delà.

 

« Sixunhuitquatreseptdeuxneuftroiscinq ! »

Trois cents un quarante douze

Billions de soleils éclatent.

Si ça leur fait plaisir…

 

Et j’ai mal à sa mort.

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rédigé par le babel
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