Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 08:34

Je suis femme de marin sur le vieux port

Et quand je regarde tomber les étoiles

Je sais bien que ce soir je rentrerai seule

« On » me dit que ce n’est qu’un amuse-gueule

Que la mort me bouffera jusqu’à la moelle

« On » dit vraiment n’importe quoi et « on » a tort

 

Y’a des comètes qui nous tirent la tête vers le haut

Des voix nous invitent à étendre notre peau

Je renais dans chaque galaxie qui se tort

Dans les douleurs de ma naissance, de mon corps

Et je meurs dans chaque agonie, dans chaque effort

Du plus petit des humains rongé par la mort

 

Je suis aussi le marin de cette veuve au vieux corps

Je suis ce chantier inachevé, en gravats et toiles

Où liserons et chardons viennent finir l’ouvrage,

« On » me dit que tout cela n’est pas très sage

que je vais finir totalement désœuvré

Emporté quand le printemps gonfle les fleuves

 

Y’a des poulies qui me tiennent les pieds vers le bas

La boue des jours m’invite à y allonger le pas, alors…

Je renais dans chaque galaxie qui se tort

Dans les douleurs de ma naissance, de mon corps

Puis je meurs dans chaque agonie, dans chaque effort

Du plus petit des humains rongé par la mort

 

« On » me dit que ce n’est qu’un amuse-gueule

Que la mort me bouffera jusqu’à la moelle

« On » dit vraiment n’importe quoi et « on » a tort

On mourra comme moi, mais on sera-t-il encore vivant ?

Partager cet article

Repost 0
rédigé par le babel
commenter cet article

commentaires

emmanuelle grangé 27/06/2013 11:21

te rappelles-tu : "Les poules s'étaient sauvées dès qu'on leur avait ouvert la porte", "Les poules s'étaient sauvées, des cons leur avaient ouvert la porte" ?
(toujours pas d'annonce de tes blogues, on me veut du mal)

l e b A b e l 27/06/2013 11:30

Vraiment le vaudou me semble seule solution. Les poules couvent au couvent dès qu'on leur ouvre la porte, eh oui !

Jocelyne 25/06/2013 15:47

Être personnel, est-ce réfléchi ou relatif ?
ou L’affirmation des pro-non
14feb13

§§§


« On » était pédant,
fallait qu’il se mêle de tout
évidemment !
« Je », intimidé,
n’osait s’affirmer
devant tant d’autorité.
« Tu » le prit par la main,
lui dit « Viens faire un bout d’chemin ».
Ils croisèrent « il », si différent,
grand bien lui fasse, assurément.
« Elle » essaya de l’aguicher
avec des mots bien maquillés.
« Ils » et « elles » se montraient du doigt
oubliant qu’ils créchaient sous le même toit.
« Vous » et « nous » arrivèrent en force
pour l’entrainer dans leur troupeau
en sujets bien ordonnés.
« Je » réfléchit et dit :
« Mais où est « moi » dans tout ça ? »
« On » cria au scandale !
Alors « je » se souvint
qu’être pronom était personnel.
Il pensa « Peu importe
ce qu’en dira-t-« on »,
« je » suis « moi »
et vos gueules les moutons ! »

Jocelyne Ditchi

l e b A b e l 25/06/2013 16:03

un "pronom", c'est déjà peu, mais même cela, parfois fait défaut.

Présentation

  • : Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l
  • : Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
  • Contact

  • le babel
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer
  • ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer

Recherche

Pages